‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 293 sur 372 · CHAPITRE XXIV 47 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV 47 I

« vant; saint Thomas m'a tiré de la mer et m'a ra- « mené jusqu'ici. Maintenant rendez-moi prompte- « ment ma cabine et mes habits, car je suis transi << de froid (i). »

Nous ne pouvons tout raconter; notons la protection miraculeuse dont le saint entoura un garçon de douze ans qui venait de tomber dans une rivière ; comme jadis Thomas Becket au même âge, il se trouva entraîné sous la roue d'un moulin, et passa sans être même blessé, grâce à la protection du puissant martyr. Sur le continent, à Barfleur, à Bergerac, à Lyon, à l'abbaye de Cluny, les guérisons étaient reconnues, attestées par les plus imposants témoignages; en Flandre elles se multipliaient, ou du moins on les connaissait plus facilement à Cantorbéry. Plusieurs chevaliers, Matthieu de Walcourt, Robert de Béthune, Baudouin de Boulogne, inscrivaient leurs noms dans les annales glorieuses que rédigeaient les moines autour du saint tombeau. Un marchand d'Ebblinghem était guéri de la lèpre ; ]e châtelain de Saint-Omer écrivait pour attester comment, à Fauquembergues, l'invocation à saint Thomas avait sauvé un malheureux que la justice humaine venait d'attacher à la potence. Jusqu'en Norwège le martyr de Cantorbéry guérissait et convertissait à la fois ; les relations manuscrites de ses miracles circulaient dans tous les pays, et il arrivait que ces parchemins euxmêmes devenaient, par la puissance du saint, l'instrument de nouveaux prodiges (2). Faut-il s'étonner si

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