‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 327 sur 372 · De mandate prccmuniti · texte numérisé non relu

De mandate prccmuniti

4. Arnulf. Lexov. episc. ad Alexand. Pap. ep : « Pcpcrcit ci mise- ", ricordia » {Materiais, t. vu, pag. 492).

LE COURONNEMENT S27

vue de recevoir l'absolution des censures ; le texte nous est fourni par les Materials (t. vu, pag. 502) (1). Le troisième article de ce serment déclare que l'archevêque d'York n'a ni vu ni reçu les Lettres apostoliques, ni rien fait pour ne pas les recevoir. Que vaut cette affirmation solennelle? Tout autant que les deux premiers articles du même serment, par lesquels Roger déclarait n'avoir jamais rien écrit ni juré pour s'engager à observer les coutumes, et n'avoir jamais dit ni fait sciemment rien qui pût amener la mort de l'Archevêque de Cantorbéry ! Mais qu'importait donc qu'il n'eût pas signé la charte de Clarendon, alors qu'il en observait fidèlement l'esprit et la lettre ? Et quant au meurtre de saint Thomas, croyaient-ils à l'innocence de l'archevêque d'York et à la sincérité de son serment, ces évêques anglais qui peu d'années après lui jetaient à la face, en plein concile, ces paroles vengeresses : « Arrière I On sent encore à tes mains l'odeur du sang du « martyr (2) ! » Le serment d'un tel homme n'est qu'un parjure, nous sommes obligés de le constater par le cri d'indignation arraché à ses collègues eux-mêmes. Pour nous la question est tranchée, la culpabilité de Roger se trouve établie en ce qui concerne la suppression des Lettres apostoliques et la transgression des ordres qu'elles contenaient.

in. — Reste à examiner si réellement le jeune roi Henri Court-Mantel prêta serment aux constitutions de Clarendon pendant la cérémonie du sacre.

Le fait est affirmé par le Pape Alexandre III dans de nombreuses lettres (3), et le Pontife le tient si bien pour avéré qu'il l'inscrit parmi les principaux motifs des rigueurs déployées contre les évêques prévaricateurs. Thomas Becket, de son côté, reconnaît aussi la réalité de ce serment odieux (4), dans une des lettres qu'il écrit au Saint-Père. Voilà deux témoins bien imposants ; car nul ne contestera qu'Alexandre III ait dû se renseigner avec soin avant d'énoncer publiquement une telle accusation, avant de la répéter si souvent, et de la présenter comme un de ses principaux griefs. L'extrême prudence du Pontife est trop connue pour qu'on puisse le soupçonner d'avoir ici parlé à la légère.

Pour contre-balancer l'effet de témoignages si graves, nous trouvons trois lettres signées de l'inévitable Arnulf de Lisieux, du

1. A la suite de la lettre adressée par Alexandre III à l'archevêque de Rouen et à Tévêque d'Amiens, ep : « Quia nonnunquam. »

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