V. Ibid., page
cation lancée contre l'Empereur (i); peut-être môme n'avait-il jamais entendu parler de l'antipape A^ictor III ; en mariant sa fille au duc de Saxe, fils de Frédéric Barberousse, il n'avait fait que suivre, sans arrièrepensée, les nobles traditions de sa maison ; sa mère n'avait-elle pas autrefois épousé l'Empereur Henri V? Quel mal trouver à ce que sa fille épousât le fils de l'Empereur Frédéric?
Que reprochait encore le Pape à son dévoué fils ? D'empêcher les appels et les voyages à Rome 1 Mais qu'on le sache donc bien à la cour pontificale, Henri Plantagenet « n'a jamais, sur ce point, édicté « d'autres règles que celles qui étaient en vigueur « au temps de ses prédécesseurs, comme se le rap- « pellent et le répètent les meilleurs clercs et les « plus âgés des laïques instruits dans son rovaume ».
Quoi encore ? Le Roi aurait chassé l'Archevêque de Cantorbéry ? Mais non ; l'Archevêque n'a nullement été chassé ; « caractère pervers et léger, il s'est « enfui sans aucune raison valable, uniquement dans «; le but de nuire à son Roi, de le diffamer, et de '-< lui faire une injure que tout le monde tient pour « imméritée. » Il s'est exilé de son plein gré ; qu'il revienne de même ; et s'il veut suivre envers son seigneur et Roi la même ligne de conduite que ses prédécesseurs, Henri fera tout son devoir envers lui, « avec le conseil des clercs et des laïques des deux « côtés du détroit. »
Quant au reproche d'avoir appesanti sa main sur les personnes et les biens d'Eglise, le Roi d'Angleterre ne le discutera même pas. « Sa conscience « est pure, et il prend Dieu à témoin que jusqu'à ce
I. Lettre « Super his » : Dominum Fredericum nunquam excommunicatum fuisse alicujus ratione cognovimus.