Ibid., page
3. Ibid., page 114 : « Renuntiatum esse per ipsum ex parte régis consuetudinibus regiis ». ïhomae Cant. ad Silvestrum archid. Lexov. ep. « Si grandia loquitur ». Cfr. Johan. episc. Pictav. ad Thomam Cant. ep. « Ipso die Purificationis » {Materials, page 147). Johan. Sarisb. ad Milonem episc. Alorinorum ep. « Eo sinceritatis vestrae » {Ibid., pages 197-198).
Italie était imminente: il n'en fallait pas tant pour influencer l'esprit d'Alexandre III, Avant la fin de l'année, quelques semaines après l'arrivée de Thomas à Sainte-Colombe, ses agents revenaient l'y trouver en toute hâte pour lui annoncer que le Saint-Père avait « cédé son privilège », que deux cardinaux étaient envoyés comme légats, et que l'un était Guillaume de Pavie, du titre de Saint-Pierre-ès-liens, l'autre Odon, du titre de Saint-Nicolas in carcere. Jean Cumin et Ralph de Stamford, partis de Rome le i"' janvier 1167, suivirent de près, confirmant ces nouvelles et ajoutant au scandale qui commençait à se produire ; car ils déclaraient avoir entre les mains un dossier complet composé de toutes les lettres écrites au Souverain Pontife contre le Roi par l'Archevêque, ainsi que d'autres, en grand nombre, conçues dans le même esprit et signées de certains personnages, par exemple de l'archevêque de Bourges, d'évêques sujets du Roi, de personnes même attachées à la maison du prince, et l'on promettait de curieuses révélations. Pour preuve qu'on n'inventait pas, l'on citait textuellement le début de certaines lettres de l'Archevêque au Pape (i) ; or on n'avait pu en connaître les termes qu'en prenant connaissance du seul exemplaire qui en existât. Ainsi la trahison de la chancellerie pontificale paraissait avérée, et l'on voyait tout préparé le dossier qui allait sans doute servir aux juges pour instruire la cause de l'Archevêque.
Mais ce fut bien pis, et le scandale monta au comble, lorsqu'on vit arriver Jean d'Oxford lui-même. Ce n'était plus le négociateur souple et insinuant que Rome venait de voir, mais un triomphateur arrogant,