‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 64 sur 372 · Voir t. I, page 320, note · texte numérisé non relu

Voir t. I, page 320, note

4. Toujours le même sophisme débité avec un cynisme égal. Ces malheureux prélats ne paraissent pas se douter qu'ils affichent leur asservissement en déclarant qu'un décret royal peut suffire à consommer le schisme d'un jour à l'autre !

5. Les cardinaux viennent pourtant d'entendre lire pour la seconde fois le texte oriarinal des statuts de Clarendon.

témoignent aucune reconnaissance, le Roi l'abroge. En outre, si un clerc est impliqué dans un procès civil, il devra plaider devant le juge laïque ; mais si la cause est ecclésiastique, il aura la liberté d'user de son privilège et de répondre par-devant le juge ecclésiastique (i).

« Enfin vous imposez, paraît-il, à l'évêque de Londres des obligations lourdes et injustes, en l'obligeant à faire parvenir vos ordonnances dans tous les diocèses d'Angleterre : quarante courriers n'y suffiraient pas, déclare-t-il. Puis vous avez soustrait à sa juridiction près de soixante églises ; dès lors qu'elles avaient payé quelque redevance au monastère de Sainte-Trinité ou à celui de Saint -Augustin, vous les déclariez exemptes de l'autorité ordinaire ; vous avez dans la ville même de Londres un doyen qui s'est perfidement conduit à l'égard de l'évêque, et devant lequel vous voulez que soient portées les causes qui intéressent les dites églises.

« L'évêque de Salisbury s'est joint à celui de Londres pour en appeler, ainsi que celui de Winchester (2) ; mais le premier en a donné cette raison qu'il avait

1. Proclamations dont on attendait certainement un grand effet ; ce coup de théâtre était combiné d'avance ; et en effet sur le premier point, relatif au droit d'appel, il y avait une concession du Roi. Quant au second, relatif au départ des causes entre les tribunaux laïques et ecclésiastiques, il n'y avait là qu'une comédie ; l'article IP de Clarendon subsistait entièrement, le Roi ne renonçant nullement à son droit de décider quelle cause devrait être considérée comme ecclésiastique ni dans quelle mesure ; il y aurait même encore d'autres réserves à faire.

2. La part prise à cette triste affaire par Henri de "Winchester peut surprendre, d'autant plus que le vieil évêque ne se trouvait pas à la réunion ; mais il faut se rappeler, précisément en faisant cette remarque, que son sceau était aussi un des trois qui avaient figuré sur l'appel interjeté, assurait Gilbert, par tout l'épiscopat anglais après Vézelay (cidessus page 26). Nous savons ce qu'il en était de cet appel, et il n'est pas douteux qu'en cette nouvelle occurrence Gilbert ait fait du nom de Henri absent le même usaec frauduleux.

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