‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 71 sur 372 · LA FERTÉ-BERNARD · texte numérisé non relu

LA FERTÉ-BERNARD

A l'heure où l'Archevêque de Cantorbéry se montrait si ferme et si actif pour combattre toutes les influences coalisées contre lui, sa détresse était extrême, et Herbert put vraiment, comme il le dit, ^i apprendre « alors le peu que valent tous les trésors du monde '< en comparaison d'un homme qui a pour lui la « science et le courage, n'eût-il pas un écu vail- « lant (i). > Par délicatesse, Thomas ne voulait pas importuner de ses demandes le bon Roi Louis, qui ne demandait pourtant qu'à lui être utile et à le défrayer de tout ; mais l'exilé, retiré dans le monastère de Sainte-Colombe, préférait souffrir de la pauvreté ; surtout il ne voulait pas exploiter la générosité du Roi pour subvenir aux frais considérables des négociations à Rome et sur divers points de l'occident. Jean de Salisbury mettait bien, il est vrai, sa plume au service de son illustre ami, et multipliait les demandes de secours adressées à tous ceux qu'il croyait pouvoir intéresser au sort du primat. Les pauvres gens que la cruauté du Roi d'Angleterre avait jetés sur la terre étrangère prêtaient aussi leur concours aux démarches de l'Archevêque, dont la cause d'ailleurs était la leur ; ils se faisaient courriers

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