‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 76 sur 372 · Page 421, ep. « Ad discretionis tuae · texte numérisé non relu

Page 421, ep. « Ad discretionis tuae

3. C'est-à-dire des cardinaux ^ré-s^^fs auprès du Pape ; mais plusieurs étaient absents lors de cette délibération. Sans parler de Guillaume et d'Odon, nous savons, par une lettre de saint Thomas lui-même, qu'un

IIO SAINT THOMAS DE CAXTORBÉRY

et presque la certitude que le Roi vous recevra en grâce, vous remettra en toute liberté l'Église de Cantorbéry, Nous avons donné des Lettres apostoliques pour vous enjoindre de ne fulminer aucune sentence d'interdit, d'excommunication ni de suspense, contre le Roi, contre les dignitaires de ses états, ni contre le royaume lui-môme, à moins d'avoir reçu de Nous de nouvelles lettres à cet effet ; car si le Roi refusait de vous recevoir en grâce. Nous vous donnerions alors licence d'user de vos pouvoirs contre lui et les siens. Or Nous souhaitons sauvegarder de toutes manières l'honneur qui vous est dû avec la liberté, à vous notre frère très cher ainsi qu'à votre Église. Dans le cas oij le Roi n'aurait pas, au commencement du carême prochain, mis à exécution les propositions que nous lui avons faites avec l'espoir de les voir agréées; dans le cas où à cette date il s'obstinerait dans son endurcissement, alors Nous vous rendrons tous vos pouvoirs, avec pleine liberté de les exercer contre les dignitaires du royaume et le royaume lui-même aussi bien que contre la personne royale, et cela sans appel, selon que vous le jugerez utile et opportun, avec la gravité, avec la maturité qui conviennent à un pontife. »

11 n'est sans doute pas besoin de dire quelle douleur ressentit l'exilé à la lecture de ce document. Il y retrouvait tous les arguments de Gilbert Foliot, d'Arnulf de Lisieux et consorts, jusque dans le blâme à peine voilé que renfermaient les derniers mots de la Lettre apostolique. Alexandre III n'avait pas voulu, certainement, décourager ni déconsidérer le primat d'Angleterre; mais il persistait malheureusement à

de ses plus fermes alliés, le cardinal IMainfroi, ne se trouvait pas alors à Bénévent (ep. « Gratias agimus Deo »).

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