‹ Saint Thomas de CantorbéryChapitre 101 sur 294 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

dans les questions ecclésiastiques, nous devons les en croire, parce que d'une part ils l'avaient bien connu, et que d'autre part ils n'avaient aucune idée de composer un plaidoyer, exposant simplement la vérité telle qu'ils la connaissaient. Nous ajouterons plus de foi encore à leurs paroles, quand nous verrons les faits eux-mêmes s'accorder pleinement avec elles 'II.

Dès le début du règne, une question se posa relativement aux élections épiscopales. Il s'agissait du siège d'Angers: la coutume était que les chanoines présentassent trois candidats, parmi lesquels le comte d'Anjou désignait le futur pontife. Pourvu qu'il n'entendît pas conférer ainsi la juridiction spirituelle, l'Église pouvait lui reconnaître ce privilège, malgré le danger que présente toujours le choix des évêques par la couronne. Les chanoines d'Angers ayant voulu mettre fin à ce qu'ils regardaient comme un abus, et soustraire au jeune comte Henri. Roi d'Angleterre, toute part dans l'élection de leur nouvel évêque iii^s), la cause fut portée d'un commun accord aux pieds du Pape Adrien IV. Pour le Roi, les députés étaient l'abbé Robert de Saint-Alban, les évêques d'Évreux et du Mans, accompagnés de l'inévitable évêque de Lisieux. Le jugement du Saint-Siège fut défavorable aux prétentions de Henri Plantagenet (2). Mais ce qu'il nous importe de remarquer, c'est le consentement donné par le Roi d'Angleterre à la procédure canonique, en vertu de laquelle le litige fut soumis au Pape. Quoi

1. Ne pouvant suivre un ordre chronologique, impossible à établir pour tous les faits dont il va être question, nous les grouperons sous divers chefs correspondant aux attributions du Chancelier : administration des églises vacantes, mesures de justice, ordonnances fiscales.

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