‹ Saint Thomas de CantorbéryChapitre 108 sur 294 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

gereux ennemis 11). Mais dans la circonstance même que pom-ait-il? Rien. L'Archevêque de Cantorbéry était présent, se bornant à solliciter timidement, en quelques mots, la permission de juger ce différend tout ecclésiastique. Quant au Chancelier, gardien des archives, il n'avait qu'à produire les chartes quand on les lui réclamait, et à suivre le débat comme organe officiel du Roi. puisque Henri se réservait le rôle de juge. La phrase qui nous a trop longtemps occupés, telle qu'on croit la deviner, fut-elle prononcée ? Si elle le fut, il n'y faut voir qu'un des procédés au moyen desquels Thomas évitait de courroucer son royal maître, en demeurant fidèle à ce que lui dictait sa conscience. Tout ce qu'on voudrait y ajouter en dehors de là ne serait que suppositions gratuites, contredites même par un ensemble de textes et de faits positifs.

Mais nous n'en avons pas encore fini avec les objections. Celles qui demeurent ont trait aux impôts dont l'autorité royale frappait les terres ecclésiastiques.

Deux sortes de taxes doivent nous occuper: d'abord l'impôt à'écîiage^ puis celui de second subside. Quant au premier, personne n'y aurait pu trouver matière à quelque grief contre le Chancelier, si un informe pamphlet, attribué à Gilbert Foliot, et rempli de calomnies incohérentes ou contradictoires, ne fût venu un jour accuser Thomas d'avoir, par cet impôt, «. plongé le fer '' dans le sein de l'Église sa mère (2). >? La calomnie a fait fortune, et on la retrouve insérée dans des ouvrages tout modernes, agrémentée encore de circonstances dramatiques empruntées un peu partout 1 3 . On suppose

1. Materials, t. vn, pa.i^e 2)2. Lettre au Pape Alexandre III, « Anima mea, Pater. »

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