Diceto, page 534. — Gerv, page
l'yS SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY
porte du cimetière des laïques, située au midi de la basilique. L'Archevêque, revêtu de ses ornements pontificaux, marchait pieds nus. Arrivé à l'enceinte extérieure, le cortège rencontra les députés portant le pallium dans un vase d'argent. La procession revint alors sur ses pas jusqu'au chœur de la cathédrale, et le pallium fut déposé sur l'autel. Lorsque les chants sacrés furent terminés, Thomas monta lui-même à l'autel, et prêta le serment qui le liait étroitement au Pontife romain par la promesse d'une obéissance absolue, en même temps qu'il l'obligeait à défendre l'intégrité du patrimoine ecclésiastique appartenant à l'Archevêché de Cantorbéry. Le chœur entonna le Te Deum ; pendant le chant de l'hymne ambrosien, le nouveau pontife prit le pallium entre ses mains, et tous les moines vinrent tour à tour baiser à genoux l'insigne du pouvoir métropolitain. Après quoi, l'Archevêque descendit de l'autel, et alla revêtir tous les parements sacrés nécessaires pour la célébration de la messe. Mais avant l'Introït, le prieur de Christchurch conduisit le pontife sous la trabes^ en face de la chaire primatiale pendant que le chœur modulait un répons solennel ; après quoi le prieur fit gravir à Thomas les degrés du trône, et prenant respectueusement l'Archevêque entre ses bras, l'assit sur cette chaire qu'avait illustrée saint Anselme, et sur laquelle Becket avait vu lui-même siéger Thibaut, son maître et son bienfaiteur (i). Désormais il succédait dans la plénitude de leur pouvoir aux grands et saints pontifes dont se glorifiait l'Église de Cantorbéry. Le nouveau primat se releva, descendit les degrés, et commença la messe pontificale ; c'était la fête de saint Laurent qu'il célé-
I. Cfr. Maskell, Afo«?/;;?^«ftT ritualia^ t. ii, pages 313, 316.