Diceto, t. I, page
2. C'est l'inexorable Fitzstephen qui nous dit: « Comiti de Clara..., « qui et pulcherrimam totius regni sororem habebat, quam rex aliquando « concupierat. » (Page 43).
prescription ; mais une affaire d'un genre différent ne lui permit plus de demeurer dans une attitude expectante. L'église d'Eynesford vint à vaquer; l'Archevêque y pourvut en la donnant à un clerc nommé Laurent. C'était son droit, nous dit le référendaire de la chancellerie primatiale (i) ; car à l'Archevêque il appartenait de pourvoir aux églises des campagnes, alors même qu'elles relevaient des moines de Sainte-Trinité, voire des barons vassaux de l'Archevêché. Mais ainsi ne l'entendit pas Guillaume sire d'Eynesford, qui expulsa sommairement les délégués du nouveau titulaire, en revendiquant pour lui-même le droit de patronat: cause toute ecclésiastique, dès lors. L'Archevêque ainsi outragé punit le coupable par une sentence d'excommunication. Guillaume en appelle au Roi ; Henri aussitôt enjoint avec irritation au primat d'absoudre le sire d'Eynesford. Thomas réplique, et fait observer qu'il n'appartient pas au Roi de juger qui mérite l'absolution ou la censure. Mais Henri Plantagenet a été touché au vif; car Guillaume est un de ses tenanciers en chef^ un de ses vassaux immédiats ; or à ses yeux c'est une maxime constante que nul officier de la couronne, nul seigneur qui tient du Roi en chef, ne peut être excommunié sans avis préalable donné au souverain ; il y va de l'iionneur de la couronne, déclare-t-il. Et pourquoi? Assurément ce n'est pas pour empiéter sur les droits du pouvoir spirituel, à quoi Henri Plantagenet ne saurait songer ; c'est uniquement pour éviter que le prince, obligé de communiquer fréquemment avec ses principaux feudataires ou avec les officiers de sa maison, soit exposé à tomber lui-même sous le coup de l'excommunication en accueillant à son insu un homme frappé du glaive spirituel. Scru-