‹ Saint Thomas de CantorbéryChapitre 171 sur 294 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

'< Apôtres et instruite par eux et par leurs successeurs, « possède des coutumes largement et clairement expo- « sées dans les canons: hors de là, il ne serait permis ni « à vous, Sire, de réclamer, ni à nous de consentir au- ^, cune innovation. Car si nous tenons, malgré notre « indignité, la place de nos pères dans la foi, si notre « devoir nous commande d'obéir avec respect aux « lois qu'ils ont portées jadis, notre pouvoir ne va « pas jusqu'à en formuler de nouvelles (iK

— Aussi n'est-ce pas ce que je demande, inter- « rompt le Roi ; qu'on me reconnaisse les droits, qu'on «. observe sous mon règne les coutumes qui ont été « notoirement en vigueur sous les rois mes prédéces- <' seurs. Il y eut alors des Archevêques meilleurs et « plus saints que vous ; ils furent témoins de tout ce « qui se faisait, sans jamais s'élever contre leurs sou- « verains.

— Ce qui sous les princes précédents a été entre- « pris contre les règles de la loi canonique, observé '' même pendant quelque temps sous la pression de la ■r force et l'empire de la crainte, tout cela ne constitue /< que des abus et non des coutumes, répond l'Arche- « vêque. On doit l'abolir bien plutôt que l'ériger en <" maximes générales. Vous affirmez que les saints <" évêques d'autrefois n'ont point réclamé : peut-être « était-ce en effet le temps de se taire ; mais leur « exemple ne saurait valoir pour nous un ordre, et nous « porter à tolérer aucune entreprise contre Dieu et « ses clercs. Cependant, sachez-le, vous nous trouverez ^f toujours prêts à seconder vos volontés et votre bon ^ plaisir toutes les fois que nous le pourrons faire en " sauvegardant les droits de notre ordre. »

Page 1