Materials, t. v, pages 105, 147, 300, 302-314, etc
timent qui ne saurait être entièrement juste. Si l'Église pouvait succomber, Arnulf ou ses pareils la détruiraient, il est vrai, mais en la dissolvant. Tel sera son rôle, hélas trop important dans l'histoire qui commence à se dérouler devant nous; et c'est à raison de la place qu'y doit tenir cet homme que nous nous sommes attardés à le considérer.
Un tel personnage, peu désireux assurément de partager l'influence qu'il exerçait sur le Roi, comptait sans doute exploiter dans son intérêt les services du nouveau Chancelier. En quoi il ne se trompait pas tout à fait, Thomas ayant le cœur généreux. Mais si Arnulf songeait à diriger celui dont il faisait son protégé, ou à mettre les qualités supérieures de Becket au service de sa propre politique, il était dans une profonde erreur, et ne tarda pas à s'en apercevoir. Thomas, en entrant au conseil royal, y apportait de grandes pensées, une expérience cféjà longue (i); sa ligne de conduite était tracée, on ne devait pas attendre qu'il hésitât à la suivre.