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Mes assise n'en sont serganz ni almoners, Mes tut adès les pout et fist ben volenters.
114 SAINT THOMAS DE CANTORBIIrY
abbé Pierre de Celles pour le prier de lui communiquer un exemplaire des discours d'un certain maître G., dont on ne trouvait pas d'exemplaire en Angleterre (i). A ses côtés mêmes le Chancelier trouvait son ami d'enfance, Jean de Salisbury, dont il mettait en œuvre le talent facile ; et sur les instances de Thomas Jean écrivait, raillant et censurant les abus et les vices de la Cour, de la société anglaise toute entière, sans en excepter le clergé ; parfois même le trait n'épargnait pas le Chancelier lu'-même (2). Jean fait cependant de son ami, devenu son protecteur, un éloge mérité, qui résume exactement ce que nous venons de dire. Mais, quoique les services rendus par Thomas Becket à son maître et à son pays dans l'ordre politique et civil puissent déjà paraître considérables, nous ne connaissons pas encore tous ses titres de gloire ; il nous reste à étudier son rôle dans les affaires extérieures.
1. Qui était ce " Magister G. » ? On ne sait. On a pensé que ce pouvait être Gilbert V Universel, évêque de Londres de 1128 à 1138. Il serait pourtant surprenant qu'à Londres même, si peu de temps après sa mort, on n'eût plus ses ouvrages. Puis ce Gilbert avait laissé en Angleterre une si triste réputation que sans doute le Chancelier n'aurait point songé à populariser ses œuvres. (Cfr. Annal. Bénédictin, t. vi, p. 496). Etait-ce alors Gilbert de la Porrée {Ibid. page 514)? Peut-être ; mais nous espérons que non. En somme, il est difficile de deviner, et d'ailleurs il importe rssez peu.