‹ Saint Thomas et le ThomismeChapitre 13 sur 24 · V. lexte Iat : n. p · texte numérisé non relu

V. lexte Iat : n. p

tivement aux choses qui mènent à cette fin, c'est-à-dire qu'elle se porte à les vouloir en acte. »

Ib., A. 6, Ad 3 l : « Dieu meut la volonté de l'homme, en tant que moteur universel, à l'objet universel de la volonté, qui est le bien (c'est-à-dire le bonheur), et sans cette motion universelle l'homme ne peut vouloir quoi que ce soit ; mais c'est par sa raison que l'homme se détermine à vouloir ceci ou cela, ce qui est bien véritable ou simplement bien apparent. »

ARTICLE Vil.

La détermination de la volonté par elle-même et non par un autre est de l'essence même de la liberté.

Saint Thomas ne se contente pas d'affirmer que la volonté, en tant que libre, est indéterminée, et que c'est elle-même qui se détermine ; il va plus loin, et déclare que c'est dans cette non-détermination par un autre, et la détermination par la volonté, que consiste l'essence de la liberté.

Ainsi, dans le Commentaire sur le 2 e Livre des Sentences, D. xxv, CL i, A. i , voulant établir que Dieu pos"sède le libre arbitre, il se pose, en premier lieu, l'objection suivante. — L'essence du libre arbitre consiste dans le pouvoir de choisir ; mais le choix requiert la délibération, et implique par conséquent de la part de l'intelligence quelque chose de discursif, ce qui ne convient pas à Dieu.

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