‹ Saint VictriceChapitre 10 sur 101 · Paulin, Ep. XVIII, n · texte numérisé non relu

Paulin, Ep. XVIII, n

2. « Quod audiluin religiose cl Cicdilum cornes principi suo cum teslimonio miiitum retulit. » lliid, n" 7.

3. Julien séjourna en Gaule de 35f) à 36i,ce qui concorde bien avec la date probable de la conversion de V'iclrice. Baronius ne doute pas ([ne révénenieut ait eu

intervenu dans le procès. Victrice et les compagnons d'armes qu'il avait convertis obtinrent leur liberté. Touché lui-même du spectacle de tant de vertus, le comte, nous dit saint Paulin, « congédia comme des saints, en les comblant d'éloges, ceux qu'il avait d'abord condamnes et châtiés comme des coupables, et il rendit témoignage h la vérité, lui qui voulait punir les témoins de la fol ' ».

11 n'est guère, parmi les actes des martvrs, de drame où la puissance divine se soit manifestée plus clairement que dans ce licenciement de Victrice. Les miracles, tant matériels que moraux, qui s'v trouvent mêlés, la cécité soudaine du bourreau, les conversions qui en sont la suite (non seulement celle de simples soldats, mais encore celle du comte, l'un des chefs les plus éminents de l'armée romaine), en font une scène vraiment extraordinaire. Une telle série de faits prodigieux, qui se succèdent coup sur coup, déconcertent l'esprit humain. Cependant, il n'est

lieu sous Julien et pense que Victrice souffrit uniquement pour sa foi ; Gliesquière partage ce sentiment (c«i'. cil., t. I, p. 38o-38i, n"' ii et suiv.). Tillemont {oui', cit., p. 668-r)6()) n'ose se prononcer.

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