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prise plus grande attendait le reste des exécuteurs. Victrice leur ayant demandé comme une grâce de relâcher un peu les chaînes qui lui serraient les poignets et lui brisaient les os, ils refusèrent. Le condamné eut alors recours à la pitié du Christ qu'il adorait. A peine eut-il achevé sa prière, qu'on vit les chaînes tomber d'elles-mêmes de ses mains endolories. « Les bourreaux, dit Paulin, n'osèrent renouer ce que Dieu avait dénoué; ils retournèrent tout émus auprès du comte et lui firent un récit de ce qu'ils venaient de voir'. » Le merveilleux qui éclate dans toute cette affaire était de nature à exaspérer un païen déjà irrité. Le comte, cependant, « écouta religieusement ce que rapportaient ses officiers, et, qui plus est, il ajouta foi h leur parole^ », La cause de Victrice était dès lors gagnée. Dans un rapport adressé à l'empereur, le comte exposa tout au long ce qui s'était passé, en y joignant le témoignage des soldais. Quel était l'empereur? Julien, selon toute vraisemblance \ Il ne paraît pas être
et ipse foi'silan (jui ociilos carnis amisorat, lumiiia nicnlis acciperet. » Paulin, Ep. xviii, u° 7.