‹ Saint VictriceChapitre 11 sur 101 · Paulin, Efy. xvni, n · texte numérisé non relu

Paulin, Efy. xvni, n

2. « Ut cornes ille respersus gralia Domini et ipse confessus(ou confessor) abscederet. Credidit enini», etc. lùid.

ofuère possible de les reléguer clans le domaine de la légende, sans se heurler à un témoignage historique de réelle valeur. Ils sont attestés par les disciples de saint Victrice, dont saint Paulin n'est que Técho fidèle. Si l'on songe que Paulin adresse le récit de ces miracles h Victrice luimême, on ne pourra douter que le narrateur y ait ajouté une foi absolue, aussi bien que l'entourage de Tévèque de Rouen. Ce sont là, il semble, des garanties sérieuses d'autbenlicité*. Victrice avait, de la sorte, commencé son apostolat au milieu même de cette armée à laquelle il disait adieu; et par un concours providentiel de circonstances, sa première victoire sur le paganisme était un coup d'éclat dont l'histoire oflre peu d'exemples. Quelle suite immédiate donnat-il à ce orlorieux début? Nous l'i'jnorons complétement. La belle lumière que le récit de saint

I. Certains critiques objecteront peut-être que les faits ne sont pas garantis par des témoins oculaires et que la légende a pu les déformer ou les exagérer, à rinsu de Victrice, même dans son entourage. La bonne foi absolue de saint Paulin, en ce cas, ne ferait rien à l'affaire. Pour répondre à cette objection, nous ferons remarquer que Victrice, destinataire de la lettre de saint Paulin, ne paraît pas avoir contesté l'exactitude du récit qui lui est adressé. Du moins on ne trouve pas trace de sa protestation dans la correspondance de saint Paulin, (".e silence n'a-t-il pas son éloquence?

Paulin jette sur cet événement nous fait tout à coup défaut, et nous tombons clans la nuit noire, dont nous ne sortirons que lejour où le brillant confesseur de la foi montera sur le siège épiscopal de Rouen.

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