De FirginUuis, lih. I, (aj). xiii
L ÉVKQUE DE ROUEN. 53
faisait la gloire de sa fécontlilé* ». Les Pères la célèhreut à l'envi; et, pour ne citer qu'un ami de l'évèque de Rouen, saint Ambroise salue les vierges comme des étrangères que le Paradis a prêtées à la terre et qui n'ont d'autre patrie que le ciel".
On ne voit pas que dans les premiers siècles elles formassent de véritables communautés, ni même de simples congrégations. Le seul endroit où elles se trouvent gioupées, c'est l'église. Mais, au lendemain de la paix que rempereur Constantin octrova au christianisme, commencent à paraître les monastèies de femmes. Celui que saint Jérôme fonda à Bethléhem est particulièrement célèbre. L'Occident suivit cet exemple. A Milan, notamment, sous l'épiscopat de saint Ambroise, on aperçoit un « sanctuaire de la virginité », sac?-ariiini vir^initatis^ qui, sans être encore un cloître proprement dit, sert au moins d'asile aux vierges qui désirent vivre et prier en commun^. Yictrice a-t-il institué sur ce modèle un monastère déjeunes filles dans sa ville cpiscopale? Les termes dont il se sert pour dési-