‹ Saint VictriceChapitre 31 sur 101 · De rir^ini/'us, lib. I. ca]i. xi; à lire tout entier · texte numérisé non relu

De rir^ini/'us, lib. I. ca]i. xi; à lire tout entier

54 SAINT MCTRICE.

gner le groupe des vierges rouennaises : chorus i'irginidu, sont trop vagues pour qu'on puisse rien inlérer de certain'. Mais, qu'elles vécussent isolées ou eu communauté, ces épouses du Christ formaient au moins une sorte tic con<ïré<2ation, qui avait clans les cérémonies religieuses une place h part et toute privilégiée. A 1 église, elles étaient complètement séparées du reste des fidèles*.

La profession de virginité supposait un noviciat" d une durée plus ou moins longue, dont l'évèque était le seul juge. Vers le milieu du v^ siècle, on exigea quarante ans dàge pour la prise du voile*. Mais au temps de Victrice << la vertu des

1. ^ icuice ne parle que d'un Chorus vlrglnum [De Lande Saiictoriim, cap. m, n. 8). Mais peut-être dans les sacratis lacis et les freijueiites cccics'ias et nwnastcria secrela loues par saint Paulin faut-il couiprendro nue sorte de communauté de vierges.

2. « Locum tabuiis separatum, in que in ecclesia stabas. » Ambroise, Ad ^irgincin lapsani, cap. vi, n° i.\.

3. Dans sa lettre à saint Victrice, le pape Innocent parle de vierges (jusc nccdum sacro velamine tectx^ lanieii in propoiilo virginali se promiseraut penuaiiere, et dit qu'il faut les traiter non pas comme des épouses, mais comme des iîancées du Christ. Ep. ii. cap. ij. Mi>;ne, /'. L. t. XX, col. 47g.

4- ^ oy.la Xovelle 6 de Majorien, de J^S, et la Constitution que le Liber Poiillficalis ou plutôt VEpitome conouien attribue à saint Léon le Grantl. Cf. Mommseu, Dns So/iuena/ter, dans yeiies Jrcliii-, t. X\II '18(17). p. jp-

LEVEQUE DE ROUEN. 55

vierges leur tenait lieu crannées», comme parle saint Ambroise'. Il semble cependant que les jeunes filles ne furent pas admises régulièrement à la « vélation » avant 1 âge de vingt-cinq ans'.

La cérémonie de la f>e/a(io était réservée h Tévêque. Elle se faisait en grande pompe, les jours de fête solennelle. Dans le curieux discours yid P'irginein lapsaïu. qui figure parmi les œuvres de saint Ambroise, le pontife rappelle à une vierge déchue sa consécration solennelle, le jour de Pâques, au milieu des néophytes vêtues de blanc et portant des cierges allumés'.

547. A noter que le concile de Sarragosse eu 38o, cau.viii (Mansi, Concilia, m, 6'Î5), exigeait déjà le même âge. 3Iais c'est là une exception en Occident.

1. « Non ■virtutem œlatis appendicem dicimus, sed virlutis œtatem. » De P'irgiiiitdte, lib. I, cap. vu, n° î'^-

2. Conciles de Cartilage de Sgj, can. 1 ; et de 4''^) can. \i(}, dans 3Iansi, III, gu) et 822; IV, 5o8. Cf. MommseD, Das Nonnenalter dans JSeues ^rcftif, l XXII, (1897I, p. 5 1 5- 5)7, et notes à l'éjjître 11 du pape Innocent, dans Migue, P. /.. t. XX, col. Î78. Saint Ambroise écrivait : « Aiunt pleriquc malurioris a-tatis virgines esse velandas. Neque ego abnuo sacerdotaiis cauliouis esse debere, ut non temcre piiella ^elclur, Spectet plane, spectct octateni sacerdos, sed fidei et pudoris. Speclel niaturitatem verecundiae, examiaet graviialis cauiliera.... .Si liocc prœsto sunt, non deest virgiui longœva canilies. » De rirginitale, lib. I, cap. vu, n° 3(). Cf. Ducbcsne, Origines (/it culte c/irclic", '>."■ éd., p. 4'*7-

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