I. Paucker. Ilnd., p
nous les résumerons aussi brièvement que possible'.
On entend par cufsus certaines successions harmonieuses de mots et de syllabes que les prosateurs grecs ou latins emplo\ aient à la fin des phrases ou des membres de plirase, afin de procurer à l'oreille des cadences d'un agréable effet. Quand ces agencements de syllabes reposent sur la quantité, le cursus est métrirjue; s'ils sont fondés sur l'accent, le cursus est rythmique.
A la suite des auteurs de Dictaniina, ou traités de l'art épistolaire du moyen âge, nous distinguerons trois principales formes de cursus : le cursus pi anus, qui consiste dans une finale composée d'un mot polysyllabique paroxyton, suivi d'un trissyllabe également paroxyton, en d'autres termes de deux mots (le dernier trissyllabe)
I. Cf. Valois. Etude sur le rrlhme des bulles pontificales, dans Bibliotli. de l'École des Chartes, t. XIJI (1881), p. i6i-g8 et 257-72; Duchesne, Note sur l'origine du Cursus, dans Biblioth, de l'Ecole des Chartes^ t. L (1889); Couture, Le Cursus ou rythme prosaïque dans la liturgie et dans la littérature de l'église latine du m" siècle à la Benaissance, dans Compte rendu du Congrès scientifique international des catholiques, 1891, Sciences historiques, p. io3-g; Dom Mocquereau, Paléographie musicale, t. IV; le P. Grospellier, Le rythme des Oraisons, dans Revue du. chant grégorien, i5 mars 1897; Havet, La prose métrique de Symmaque et les origines métriques du Cursus, dans Biblioth, de l'Ecole des Hautes Etudes, 9}' fascicule, Paris, 1892.
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avant l'accent sur la pénultième, par exemple : colla suhjccit, rdlid/ie jiissérunt\ le cursus tardas qui consiste clans un paroxyton suivi d'un tétrasvllabe proparoxvlon, par exemple : extorta confc'ssio, rcsurrecdônis exôrditi ; le cursus l'clox, le plus solennel des trois, qui comprend un proparoxyton suivi d'un tétrasyllabe paroxyton, par exemple : confcssio suhsequàtur^ gratulàtio potestâtuin. Tous ces exemples sont empruntés au même alinéa du discours de saint Victrice'. Notons que le dernier mot du cursus, au lieu d'être trissvllabique ou tétrasyllabique, peut être remplacé par un monosyllabe suivi d'un dissyllabe ou d'un trissvllabe: par exemple le cursus pi anus admet la finale sécréta non nàrint, aussi régulière que colla subjcclt ; pour le cursus tardas on peut substituer les mois i^audia t'sfa non séntiat' à c.vtorta confcssio; dans le cursus velox la ïovixïG prôficit ad corônani^ écpiivaut à gratuhitio polestâtuni .
Les critiques signalent encore d'autres cadences, notamment le trispondaïque ou pour mieux dire le paroxyton suivi d'un lélrasyllabe paroxyton, dont Vcsse videàtur de Cicéron est un exem-