‹ Saint VictriceChapitre 61 sur 101 · Havet, ou^•. cit., p · texte numérisé non relu

Havet, ou^•. cit., p

leurs du v'' et du vi'' siècle. Précisons cette remarque. Dans les exemples que nous avons donnés plus haut, on a pu voir que le cursus pi anus comprenait un trocliée (une longue et une brève) suivi d'un molosse (trois longues) : côUa suhjécit, sécréta non nôrint, et que le cursus tardas supposait un trochée (une longue et une brève) suivi d'un ionique majeur (deux longues et deux brèves) : extorta conféssio; le cursus ce lox présente un dactyle (une longue et deux brèves) suivi d'un tétrasyllabe paroxyton : conféssio subsequàtur. Toutes ces formes du cursus sont métriques, en même temps que rythmiques. On les trouve observées, au iv'' et au v*" siècle, chez les écrivains qui se surveillent. Jamais le trochée du cursus planus et du cursus tardas n'est sacrifié par eux. Leur licence se borne à rem placer, dans le cursus çclo.v, le dactyle par le crétique, le tribraque ou l'anapeste', qui sont également proparoxytons, c'est-à-dire accentués sur l'antépénultième.

Nombre des contemporains de saint Victrice s'astreignent à l'observation des règles du cursus,

I. T l'impritr rpnniitf *flfl*lftftf|i^f :<! rnmpn-ir de deux bri'ves suivie^^^Sme loiifu{^^>rjt^iliiaq«è'Hje trois brèves, ['^VÔ -roiigue et d'iinb^rèvè'ïuivie d'une

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au moins clans une certaine mesure. Tels saint Ambroise, de Milan ; saint Gaudence, de Brescia ; saint Paulin, de Noie; le pape Innocent I", pour ne citer que des écrivains de marque et des amis de l'évêque de Rouen. Mais nul plus que celui-ci n'a eu le souci des cadences harmonieuses. Bien qu'il estime que les mots doivent être au service des idées ou des choses, et non les choses au service des mots : non cnim res i>erbis, sed i>erba serviuiit rehiis\ il se ferait scrupule de terminer ses phrases par des expressions qui choqueraient l'oreille en brisant le rythme. On trouverait difficilement, dans le De Lande Sanctorum, une phrase, ne fût-elle que d'une ligne, qui déroge aux lois du cursus. Nous citerons en appendice le dernier alinéa de l'ouvrage ^ Que le lecteur veuille bien s'y reporter. Dans toute cette belle page, il n'est pas une finale que ne gouverne la cadence du cursus \ les membres de phrase y sont même régulièrement assujettis. Et cependant on ne voit pas que, pour s'être ainsi lié, Victrice ait rien sacrifié de sa pensée. Comme tous les grands écrivains maîtres de leur langue, l'évêque de Rouen dit ce qu'il vont dire et dans les termes qui conviennent, à la fois cadencés, précis

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