I . Ep. xYiii, n
118 SAINT VIGTRICE.
Les évècliés achevaient de se constituer clans chaque cité, (l'une façon à peu près indépendante. On n'aperçoit guère le lien qui les unit, sauf rautorilc morale qu'exerçaient sur leurs collèi,fues, en vertu du privilège de l'âge, les plus anciens titulaires. « Les rares documents où apparaît alors l'épiscopat des Gaules, remarque Mgr Ducliesne, le circonscrivent beaucoup plus qu'ils ne le groupent. L'expression consacrée pour le désigner , c'est Episcopi Galliarum et VH provinciavuni. On la rencontre dans les lettres synodales des conciles de Valence (370 , de Nîmes (396), de Turin (vers 4oo)> ainsi que dans la correspondance des papes Sozime et Boniface ^417-422). Aux conciles de Valence el de Nîmes, dont nous avons les signatures, on trouve comme président le plus ancien évéque, et non celui d'un siège déterminé. Lvon, Trêves, Arles, Vienne, n'ont ici aucune préséance. Il v a plus, l'institution des métropoles qui fonctionnent depuis longtemps en Orient ne se révèle pas encore dans les décrets de Valence et de Nîmes, ("est au concile de Turin qu'il en est question pour la première fois, et comme d'une chose peu définie. Les évèques de ce concile ne savent pas si c'est ii l'évèque d'Arles ou à celui de Vienne que doivent être attribuées les fonctions
(le métropolilain dans la province à laquelle
a[)[)arlienneut ces Jeux sièges Nous sommes
évitlemmcnt aux origines du système métropolitain, en ce qui regarde la Gaule ecclésiastique ' » .
La décrétale du pape Innocent à Yictrice en 4o4' témoigne d'une situation à peu près semblable. Les évéques y sont invités à traiter entre eux, sans sortir de leurs provinces (sauf A^culté de recours à Rome) les afFaires ecclésiastiques qui offrent quelque gravité. ^Lus le rôle du métropolitain n'y est que vaguement indiqué^. Vicirice est bien chargé de répandre autour de lui la décrétale, qui est une sorte de Liber Rcgnlarmn. ^Liis, à coup sur, Innocent n'avait pas seulement en vue, dans cette recommandation, les évoques de la province de Rouen. Il exhortait simplement Yictrice à donner au Liber le plus de publicité possible, surtout dans rouest de la Gaule^. En somme, lîoniface (418-422) paraît avoir été le premier pape qui voulut résolument