‹ Saint Vincent de Paul et sa mission socialeChapitre 121 sur 236 · SAINT VINCENT DE PAUL AU TRIBUNAL DE DIEU · texte numérisé non relu

SAINT VINCENT DE PAUL AU TRIBUNAL DE DIEU

A gauche, saint Vincent à genoux; à droite, l’Ange gardien présente à Jésus-Christ un livre ouvert sur lequel sont écrits les mérites du saint. L’Humilité, la Douceur, la Charité, la Patience, la Chasteté, la Vigilance font cortège à saint Vincent. — Croquis de V. Orsel exécuté en 1 838 pour l’abside d’une église dédiée à saint Vincent de Paul. Communiqué par M. Félix Perin, architecte à Paris.

Une nouvelle vie commence pour lui à sa mort, vie d’épanouissement, plus féconde encore que la première, et qui ne finira que quand la charité aura cessé dans le monde. Vincent de Paul n’est plus, et son histoire continue. C’est le miracle de survivance des saints.

Arthur LOTH.

LA CANONISATION

Le 22 juillet 1709, Jean Conty, procureur de la Mission à Rome, offrait au pape Clément XI, dans un bassin de vermeil, plus de soixante lettres par lesquelles on demandait au Souverain Pontife la canonisation de Vincent de Paul. Ces lettres étaient signées des noms les plus illustres dans l’Église et dans l’État : Louis XIV, roi de France; Jacques III, fils du roi détrôné d’Angleterre; Marie de Modène, sa mère; Léopold, duc de Lorraine, depuis empereur; le grand-duc de Toscane; le doge Hector de Flisco et les gouverneurs de la république de Gênes; le prévôt des marchands et les échevins de la ville de Paris; les cardinaux de Bouillon, doyen du Sacré-Collège; Le Camus, évêque de Grenoble; d’Estrées, ancien évêque de Laon; de Forbin-Janson, évêque de Beauvais; de Noailles et l’Assemblée du clergé de France; Porto-Carrero, archevêque de Tolède ; Durazzo, évêque de Faenza; Fiesco, archevêque de Gênes; Cenci, archevêque de

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