‹ Saint Vincent de Paul et sa mission socialeChapitre 159 sur 236 · DÉVOUEMENT DE LA SŒUR ROSALIE · texte numérisé non relu

DÉVOUEMENT DE LA SŒUR ROSALIE

Pendant les journées révolutionnaires de 1S48. D’après le dessin de M. Émile Lafon. — <* Les insurgés avancent toujours, réclamant leur proie... le coup va partir, lorsque la sœur Rosalie se jetant elle-même à genoux : « Voilà cinquante ans. s’écrie-t-elle, que je vous ai consacré ma vie: pour tout le bien que j’ai fait à vous, à vos femmes, à vos enfants, je vous demande la vie de cet homme! » Le prisonnier fut sauvé.

massacrée en 1870 avec dix de ses compagnes : «Me voici, tuez-moi, mais épargnez mes enfants. » Dans les jours néfastes de la Commune

de Paris, c’est en vain que les gens de l’Hôtel-de-Ville et leurs séides voulurent faire disparaître la cornette blanche; elle se trouvait toujours où il v avait une misère à soulager, quelque bien à faire. Menaces, injures, mensonges, visites domiciliaires, tout fut employé pour effrayer celles qui venaient d’affronter les champs de bataille de la malheureuse guerre de 1870, et rien ne put les empêcher de vaquer à leur ministère de dévouement. Il y a longtemps que les Filles de Saint-Vincent-de-Paul excitent à Damas et à Constantinople l’admiration des sectateurs eux-mêmes de Mahomet. En 1860, Abd-el-Kader leur sauvait la vie à Damas; au mois d’avril 1878, le grand-vizir de

Frappée durant le choléra de iS3a, selon le désir de Msr de Quélen qui voulut être lui-même représenté ait revers.

Constantinople écrivait à M. Boré, supérieur général de la Mission, et lui témoignait sa reconnaissance pour le dévouement des Filles de la Charité envers les malades et les victimes de la guerre. Tous les éloges leur sont dus; car, à Constantinople comme en France, comme en Chine, comme aux États-Unis, elles sont prodigues de leur vie.

Leur martyrologe, écrit sur toutes les plages du monde, abonde en nobles victimes de la charité. Les dernières ont péri de la même manière, avec le même dévouement, au Sénégal et en Turquie. C’est de celles-ci que M. Louis Veuillot disait, au lendemain du traité de Berlin : « Au milieu des choses inglorieuses par lesquelles la France semble s’efforcer de constater combien elle est terriblement absente des théâtres sérieux du monde, nous ne voyons qu’un spectacle qui puisse

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