‹ Saint Vincent de Paul et sa mission socialeChapitre 170 sur 236 · SAINT FRANÇOIS RÉGIS INSTRUIT DES ENFANTS PAUVRES · texte numérisé non relu

SAINT FRANÇOIS RÉGIS INSTRUIT DES ENFANTS PAUVRES

Fac-similé d’une gravure du dix-septième siècle. — Saint François Régis, prêtre de la Compagnie de Jésus, est le patron de l'œuvre fondée en 1827 par M. Gossin, président d’une Conférence de Saint- Vincent-de-Paul, à Paris, pour faciliter le mariage religieux et civil des pauvres. En 1875, le nombre des mariages réalisés par ses soins s’est élevé à 1.406 et celui des enfants légitimés à 56o. — Saint François Régis fut contemporain de saint Vincent.

d’œuvres de la Doctrine chrétienne, de Saintes-Familles, d’œuvres de Saint-Jean-Baptiste, suivant les lieux. Là, on retrace à grands traits les devoirs principaux et les vérités fondamentales de la religion ; un prêtre zélé s’occupe de la diffusion du dogme et veille à son intégrité, tandis que quelques pieux fidèles concourent indirectement à ce but par des histoires instructives, amusantes et chrétiennes tout à la fois. Là où elles sont organisées, ces réunions sont fécondes en bons

résultats ; malheureusement le nombre en est trop petit, et il est à souhaiter que des efforts nouveaux soient faits pour les multiplier.

Tel est l’ensemble des oeuvres des Conférences de Saint-Vincent-de- Paul. Mais avec quelles ressources s’accomplissent toutes ces tentatives pieuses? D’abord avec les fonds que chaque membre apporte chaque semaine à la réunion de la conférence, et qu’il tire avant tout de sa propre bourse, sans négliger de faire appel à celle de ses amis. Puis, par des souscriptions, par des ventes de charité, des loteries, et, dans les grandes villes, par des sermons où des prédicateurs éloquents viennent plaider la cause des pauvres. Du reste, rien de plus variable que les ressources des conférences. Elles ont commencé la première année par un chiffre bien modeste de 2,480 fr. ; elles se sont élevées en 1877 à 8,257,000 fr. Telle conférence rurale a un budget de 200 à 3oo fr., et avec ce petit capital fait encore du bien à proportion ; les conférences paroissiales les plus importantes des grandes villes arrivent à un revenu de 10,000 à 12,000 fr. par an. Mais toutes ont un caissier qui ne leur fait point défaut, qui jusqu’à présent ne leur a jamais manqué : c’est la bonne Providence, à laquelle elles se fient assez pour ne pas faire de réserves d’une année sur l’autre, et qui, depuis quarante-cinq ans, ne les a pas encore abandonnées, pas plus qu’elle n’abandonnait saint Vincent de Paul lui-même, et qui sans doute ne les délaissera pas, tant qu’elles auront confiance en elle et distribueront largement ce que le bon Dieu leur envoie d’une façon si paternelle et si inépuisable.

Ad. BAUDON.

APPENDICES

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