LES ENFANTS TROUVES
Vue du forum romain, gravure d’Israël Sylvestre, xvu° siècle. — C’est au milieu de l’emplacement occupé par le forum que les Romains abandonnaient les enfants dont ils ne voulaient pas se charger. Ils y périssaient de froid ou de faim, étaient dévorés par les chiens ou ramassés par des entrepreneurs de mendicité. Aristote et Platon enseignaient que les enfants nés difformes ne méritaient pas de vivre . 179
Jésus-Christ modèle de la charité envers les enfants, tableau de Hesse, xixe siècle. — « Laissez les petits enfants venir à moi, disait Jésus, car le royaume de Dieu est pour ceux
qui leur ressemblent . Et si quelqu’un reçoit en mon nom un enfant tel que ceux-ci, c’est
moi-même qu’il reçoit. » . i83
Saint Vincent de Paul père des enfants abandonnés. Groupe en marbre blanc de M. Cabuchet, dans l’église Saint-Sulpice, à Paris . 191
Saint Vincent et le Mendiant. — Vincent arrache un enfant des mains d’un mendiant qui lui déformait les membres : « Barbare ! s’écrie-t-il, vous m’avez bien trompé; de loin je vous avais pris pour un homme » . i85
Fac-similé d’une lettre de Mademoiselle Le Gras à saint Vincent de Paul . 186
APPENDICES
5 ro
* Saint Vincent de Paul établit l’œuvre des Enfants trouvés, vitrail de M. Claudius Lavergne pour la chapelle de l’hôpital de Tourcoing, xixe siècle. — Saint Vincent conjure les Dames de ne pas abandonner ces enfants : « Cessez, leur dit-il, cessez d’être leurs mères pour devenir à présent leurs juges; leur vie et leur mort sont entre vos mains. Je m’en vais prendre les voix et les suffrages; il est temps de prononcer leur arrêt. Ils vivront si vous continuez d’en prendre un charitable soin; ils périront, au contraire, infailliblement,
si vous les abandonnez. » . 189
Billet de loterie pour les Enfants trouvés. — xvii® siècle. Biblioth. royale de Bruxelles. . . 189
Le Collier des Enfants trouvés de Paris. — Ce collier est passé au cou des enfants à leur entrée à l’hospice. La petite médaille qui l’accompagne porte d’un côté l’effigie de saint Vincent de Paul et de l’autre un numéro d’ordre . 210
l’hôpital
Vue de Vile San Bartolomeo, à Rome, état actuel. — Cette île s’appelait anciennement l’île Tibérine ; elle renfermait un temple d’Esculape auprès duquel les Romains païens
exposaient leurs esclaves malades et incurables qui y périssaient abandonnés . ig3
Galère Maximien, empereur romain (292-311), d’après une médaille du temps. — Pour débarrasser Rome des malheureux et des pauvres, Galère Maximien ordonna un jour de
les rassembler dans des barques et de les noyer . ig5
L’Hospitalité. — Jésus-Christ, sous les traits d’un pèlerin, reçoit l’hospitalité de deux religieux. Fresque de Fra Angelico, au musée de Saint-Marc, à Florence, xve siècle. — Saint Vincent admettait chaque jour, à Saint-Lazare, deux pauvres comme hôtes d’honneur, les faisait asseoir à table à ses côtés, et les servait lui-même avant tout le monde, en les saluant avec respect. Cette coutume est encore observée aujourd’hui par ses successeurs . 197
Saint Vincent de Paul instruit les vieillards pauvres qu’il a recueillis à l’hospice du Nomde-Jésus, fondé à Paris par ses soins. Vitrail de M. Cl. Lavergne pour l’église de
l’hôpital de Tourcoing (Nord) . 199
Vue de la Salpêtrière, asile pour les vieillards pauvres, dessin de Rigaud, xvne siècle. — Saint Vincent fut l’àme de cette grande fondation. — C’est à la Salpêtrière que Bossuet
prononça le fameux panégyrique de saint Paul, réputé son chef-d’œuvre . 2o3
Vue de l’hôpital d’ Alise-Sainte-Reine en Bourgogne, état actuel, d’après une photographie. — Cet hôpital fut bâti par le conseil de saint Vincent de Paul, qui le plaça ensuite sous le patronage de la reine Anne d’Autriche . 2o5