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Et si quelqu’un reçoit eu mou nom un enfant tel que ceux-ci, c’est moi-même qu’il reçoit. »
qui permettait au père de tuer ou de vendre ses fils , avec les sottes superstitions qui commandaient l’immolation des nouveau-nés, il y avait les suites abominables de l’impudicité du culte et des fêtes publiques. Quand le christianisme parut, l’exposition des enfants, l’avortement et l’infanticide étaient les pratiques ordinaires de Rome. Lactance s’adressant à Constantin lui disait : « Qui pourrait croire qu’il soit permis d’écraser des enfants à peine nés? C’est la plus grande des impiétés... Et que penser de ceux qui préfèrent, par une fausse tendresse, les exposer ? Ils ne sont pas non plus innocents ces parents qui jettent le fruit de leurs entrailles en proie aux chiens dévorants, qui les livrent, autant qu’il est en eux, à une mort plus cruelle que celle qu’ils leur auraient donnée en les étouffant euxmêmes. De quelque côté que l’on considère cette conduite des parents, on la voit empreinte de la plus extrême barbarie. S’ils les tuent, ils ne laissent pas même aux autres l’occasion d’exercer leur pitié ; s’ils les exposent et que ces pauvres petites créatures soient recueillies par des étrangers, voilà qu’ils les ont condamnés à l’esclavage ou à la prostitution. » Un mot de l’Évangile change cette barbarie. « Laissez venir à moi les petits enfants», avait dit Jésus, et le premier empereur chrétien met la divine parole en action. La loi, devenue chrétienne avec Constantin, punit l’infanticide, défend l’exposition des enfants, et la charité, devenue libre, recueille les petits abandonnés. La protection de l’Église entoure les nouveau -nés; jusque dans ses conciles elle s’occupe de leur sort. C’est à la tendresse de ses vierges qu’elle les confie et elle leur tend les mamelles de sa charité. Les enfants ne sont plus exposés dans les forêts ou au bord des eaux; on les porte dans les églises, qui deviennent leur premier berceau. Des institutions se fondent autour des abandonnés et des orphelins ; les mœurs chrétiennes du moyen âge pourvoient aux besoins de ces petits.
Mais au temps de saint Vincent de Paul, la misère et le dérèglement avaient accru le nombre de ces innocentes victimes. L’odieux des naissances illégitimes pesait aussi sur elles et détournait la compassion. A Paris, les rapports du lieutenant du Châtelet constataient qu’il n’y avait pas moins de trois ou quatre cents enfants exposés
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