‹ Saint Vincent de Paul et sa mission socialeChapitre 72 sur 236 · SAINT VINCENT ET LE MENDIANT · texte numérisé non relu

SAINT VINCENT ET LE MENDIANT

Vincent arrache un enfant des mains d’un mendiant qui lui déformait les membres : « Barbare ! s'écrie-t-il, vous m'avez bien trompé: de loin je vous avais pris pour un homme ! » (\ oir page 188.) Gravure communiquée parla Société de Dusseldorf pour la propagation des bonnes images. (Paris. Schulgen.)

chaque année. La police les ramassait et les faisait porter dans une maison dite de la Couche, où ils ne recevaient que des soins mercenaires. C’était une honte pour la France chrétienne.

Fac-similé d’une lettre de Mademoiselle Le Gras à saint Vincent de Paul.

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Mon très honore pere,

Je suis extrêmement fasche de vous estre tant inportune, mais l’imposi bilite de continuer a resevoir les petits enfans nous presse trop. Il y en a présentement sept a nos deux norises quy ne veullent point boire au buberon , et Ion a pas un double pour les mettre en norisse, ny aucune provision de drap ny linge, et nous

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navons aucune esperanse den pouvoir plus enprunter. Faittes nous la charité, mon très honore pere, de nous mander sy nous pouvons en consianse les voir mettre en estât de mourir, car les Dames ne font aucun cas de nous donner secours, et je massure quelles croie que nous fesons nos affaires à leur despans, ce quy est bien contraire à la vérité, car de l’argent quil fut résolu que nous recevrions pour la noriture des norises nous n’en avons retenu que cent livres. Je ne sache qun seul moien pour le soulagement de tous ceux quy souffrent en cet œuvre, qui est que nous, au nom de notre Conpagnie, présentions requcste a monsieur le premier

president pour nous faire décharger de resevoir les enfans et en charger quy il lui plaira, mais il faudroit que les Dames agrease cette action pour ne choquer personne, sans cela il me semble que nous sommes en continuel péché mortel. Il fut hier aporte 4 enfans, et outre les 7 a la mamelle, y en a trois sevres tout nouveaux treuves, dont y en a un en chartre, et les faut remettre en norise s’il se peut. Cy nous pouvions porter cette peine sans vous en faire part je le ferois très volontiers, mais notre inpuisanse ne le permet pas. Ses bonnes Dames ne font pas ce quelles peuvent, pas une n’a rien envoie, ny il ne se resoit rien de celles de la Conpagnie, a cause que la plus part ont avansé leur anee. Je suplie Dieu nous faire miséricorde, je comanse a craindre que toute cette misere viene a cause de moy quy écris toutte telle que je suis,

Mon très honore pere,

Votre très obéissante et très obligée fille

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