LE RESPECT DE SAINT VINCENT DE PAUL POUR LES PAUVRES
Le saint se jette à genoux, à la porte de Saint-Lazare, devant des pauvresses à qui il avait promis l'aumône, et leur demande pardon de les avoir fait attendre. — Composition et dessin de M. Gaillard, à Paris;
dix-neuvième siècle.
promesse. Cependant, le frère portier vient le prévenir qu’on l’attend ; aussitôt le saint retourne auprès des pauvresses, tombe humblement à leurs genoux en leur demandant pardon de les avoir oubliées et leur donne son aumône. C’étaient là des traits de tous les jours. Non content de secourir les pauvres, il avait voulu les honorer en prenant l’habitude d’en faire asseoir tous les jours deux à table à ses ôôtés. Tel était son respect pour ces membres vivants de Jésus-Christ qu’il voulait que ses prêtres les considérassent comme leurs maîtres et seigneurs ; et c’est ainsi qu’il les appelait lui-même.
Tout aux pauvres, Vincent de Paul ne vivait et ne travaillait que pour eux. De Saint-Lazare, sa charité rayonnait sur la ville entière. Toutes les nécessités y aboutissaient, et tous les secours en partaient. Hôpital, grenier d’abondance, pénitencier, refuge, Saint-Lazare était tout cela par l’inépuisable sollicitude du tendre père pour les misères corporelles et spirituelles de l’humanité. C’était comme un abrégé de la grande histoire de la charité dans l’Église, le résumé de toutes les fondations du saint, et un modèle pour toutes les institutions de bienfaisance.