‹ Saint Vincent de Paul et sa mission socialeChapitre 94 sur 236 · LE CONSULAIRE · texte numérisé non relu

LE CONSULAIRE

Canon pris par les troupes françaises au siège d’Alger, en i83o, et conservé à l’hôtel des Invalides, à Paris. Lors du bombardement dirigé par Duquesne, en i6S3, contre Alger, Jean Le Vacher, prêtre de la Mission et consul français, fut saisi par ordre du dey Baba- Hassan et attaché à la bouche de ce canon.

« Hélas! s’écriait dans sa reconnaissance l’évêque de cette malheureuse ville, quand M. Vincent n’aurait jamais fait pour la gloire de Dieu que le bien qu’il a fait à ces pauvres gens, il se doit estimer bien heureux. »

Les missionnaires étaient encore en Irlande, que Vincent de Paul, avec les aumônes des présidentes de Lamoignon et de Herse, en faisait passer deux autres dans l’archipel des Hébrides. Ces innombrables îles, au climat dur, au sol stérile, étaient dépourvues de prêtres depuis le schisme d’Angleterre. Leurs malheureux habitants avaient tout oublié de leur ancienne foi, jusqu’au baptême. Pour venir à leur secours, la persécution, le dénuement, la difficulté des lieux, n’arrêtèrent point Dermot Guy. A la voix de cet intrépide missionnaire, les populations des côtes de l’Ecosse et celles des îles, avec leurs seigneurs, reviennent à la connaissance de la religion ; mais, épuisé par les privations de ce rude apostolat, comme François-Xavier en face de la Chine, il

meurt en vue de la grande ile de Paba, « lieu étrange et terrible », où l’appelait, avec la confiance en Dieu et le mépris du danger, l’espoir de ramener des âmes à Jésus-Christ. Pendant ce temps-là, Francis Whyte, en compagnie d’un père jésuite et d’un prêtre séculier, puis Lunsden avec d’autres, travaillaient, tantôt sur les côtes opposées

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