Voir sa Vie,, par Jean-Jacques Boileau, in
les maisons semblables de Sainte- Valère et des Fillesdu-Sauveur, fondées à Paris, vers le même temps, par le P. Daure, dominicain, et deux simples prêtres de paroisses, Louis Raveau et Etienne-François Vernage. C'est toujours la même fécondité d'œuvres charitables.
Vincent lui-même, sur la fin de sa vie, forma le projet d'un vaste hôpital pour les filles et les femmes abandonnées, et particulièrement pour celles qui font un infâme trafic de leur honneur. Il eut sur ce sujet de nombreuses et longues conférences avec des personnes de piété ; et, malgré les difficultés d'un semblable projet, il l'eût sans doute conduit à exécution, si la mort ne l'eût prévenu. D'autres, nous venons de le voir, héritèrent de sa pensée, et la réalisèrent sous diverses formes.
Une œuvre semblable, mais plus étendue, œuvre à la fois de refuge et de préservation, fut l'œuvre des Filles de la Providence, fondée par madame Pollalion, et qui en produisit deux autres, les œuvres de l'Union chrétienne et de la Propagation de la Foi ou des Nouvelles Catholiques.
Marie Lumague 4, née à Paris, en 1599, avait épousé François Pollalion, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et son résidant à Raguse. Veuve après quelques années de mariage, elle résigna sa charge de dame d'honneur de la reine, vendit son carrosse et ses pierreries, se retrancha toutes dépenses de luxe, et se voua, sous la direction de Vincent de Paul, aux bonnes œuvres et à la piété. Elle commença par être une des dames les plus actives de l'Assemblée ; puis elle accompagna mademoiselle Le Gras dans les campagnes, déguisée en paysanne et en servante, pour y soulager et instruire les pauvres. Enfin elle eut l'inspiration de se consacrer particulière-