‹ Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 118 sur 122 · Summ , p · texte numérisé non relu

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communautés ferventes pour y prendre Tespritdeleur état et les qualités de leur position. C'est ainsi qu'il fit souvent admettre comme pensionnaires des abbesses et des coadjutrices dans les maisons de la Visitation, dont il connaissait la régularité.

Y avait-il trouble et division dans les monastères : il y faisait députer des personnes de vertu et d'expérience, munies de l'autorité du roi, pour y ramener l'ordre et la paix ; ou bien il faisait enjoindre aux évêques et aux supérieurs de veiller à l'exécution des règlements.

Ainsi fit-il pour les abbayes de la Perrigne et d'Estival, au diocèse du Mans, toutes les deux dans un grand désordre. A Estival, où étaient des religieuses de Saint- Benoît, l'abbesse Claire Nau, venue du Pont-aux-Dames, au diocèse de Meaux, était en procès avec l'évêque, qu'elle accusait de fomenter un parti contre elle. Vincent en instruisit la reine, qui donna ordre à quatre religieuses de la mère Marguerite d'Arbouze de se transportera Estival, avec le consentement du saint évêque qui tenait alors le siège du Mans, Émery Marc de la Ferté, et de l'abbesse elle-même. Marguerite d'Arbouze, parente du garde des sceaux de Marillac, alliée, par conséquent, de Mlle Le Gras, était la réformatrice du Val-de-Gràce, qu'elle avait fait transférer à Paris. Par elle-même ou par ses filles, elle était souvent chargée de porter dans les autres monastères la réforme qu'elle avait établie dans le sien ; ou bien les abbesses venaient s'instruire à son école et puiser dans sa maison l'esprit de leur état1. Estival subit heureusement, vers 1648, l'influence de ses filles, et la paix y succéda à de trop longues dissensions. Quant à l'abbaye de la Perrigne, de l'ordre de Saint-Augustin, Vincent y envoya une autre célèbre réformatrice, la mère Louise-

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