Lettre à Ozenne du 9 mars
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Charles-Gustave avançait toujours : il ne voulait traiter que dans Warsowie. Le 30 août 1655, il entrait dans cette capitale. Six semaines après, il était maître de Krakowie, pendant que les Moskowites envahissaient la Litvanie et régnaient à Wilna. Casimir fuyait avec la reine en Silésie, ne se sentant en sûreté que sur les terres de l'Empire, et l'armée, abandonnée de son roi et battue par les Kosakes, pour sauver le nom et les débris de la Pologne, proclamait roi Charles- Gustave. En ce moment la Suède formait un vaste et formidable empire, et le protestantisme, — qui régnait déjà en Angleterre, en Danemark, en Hollande, et que la politique de Mazarin favorisait à l'exemple de Richelieu, — maître encore de la Pologne, ce boulevard du catholicisme, se trouvait près de dominer le monde.
C'est alors que Vincent disait à Saint-Lazare : « Ne semble-t-il pas, Messieurs, que Dieu veut transporter son Église en d'autres pays ? Oui, si nous ne changeons, il est à craindre que Dieu ne nous l'ôte tout à fait, d'autant que nous voyons ces puissants ennemis de l'Église entrer dedans à main forte. Ce redoutable roi de Suède qui, en moins de quatre mois, a envahi une bonne partie de ce grand royaume, nous devons craindre que Dieu ne l'ait suscité pour nous punir de nos désordres. Ce sont les mêmes ennemis dont Dieu s'est servi autrefois pour le même effet : car c'est des Goths, Visigoths et Vandales, sortis de ces quartiers-là, dont Dieu s'est servi il y a douze cents ans pour affliger son Église. Ces commencements, les plus étranges qui aient jamais été, nous doivent faire tenir sur nos gardes.Un royaume d'une si grande étendue presque envahi en moins de rien, en l'espace de quatre mois ! 0 Seigneur ! qui sait si ce redoutable conquérant en demeurera là? qui le sait ? Enfin, ab aquilone pandetur omne maluin : c'est de là que ni.
sont venue les maux que nos ancêtres ont soufferts, et c'est de ce côté-là que nous devons craindre. »
Aux craintes, aux douleurs de l'apôtre, s'ajoutaient les douleurs et les craintes du père. Ozenne, supérieur de la Mission, avait suivi la cour dans sa fuite , Desdames et Duperray étaient restés dans Warsowie, au milieu de la peste et des dangers de l'invasion. Ils y furent assiégés par les Suédois, qui, à leur seconde entrée dans cette capitale, les maltraitèrent, mirent leurmaison au pillage, les dépouillèrent de tout, ne leur laissant absolument rien que la liberté de se retirer. Ils demeurèrent pourtant, parce que les Suédois abandonnèrent bientôt la place pour marcher contre les Moskowites qui s'étaient tournés contre eux. Du reste, ils auront à souffrir encore deux ou trois sièges, et y perdront jusqu'à leurs habits *.
En apprenant que ces deux Missionnaires étaient en proie aux deux terribles fléaux de la guerre et de la peste, Vincent s'épancha en ces termes dans une des conférences ordinaires du vendredi :
« Je recommande aux prières de l'Assemblée nos deux confrères, MM. Desdames et Duperray, qui travaillent à Warsowie. L'un de ces deux-là (M. Duperray) a un fâcheux mal à l'estomac, c'est le reste d'une peste mal pansée : je viens d'apprendre qu'on lui a mis le feu sur le bout d'une côte qui était cariée, et sa patience est telle qu'il ne se plaint jamais. Il souffre tout avec une grande paix et tranquillité d'esprit. Un autre s'affligerait de se voir malade à trois ou quatre cents lieues de son pays ; il dirait : « Pourquoi m'a-t-on envoyé si loin ? Que ne me retire-on d'ici ? Quoi, me veut-on abandonner ? Les autres sont en France bien à leur aise, et on
1. Lettres des 20 octobre et l"r décembre 1656. — Conter, du 18 oct. 165G.
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me laisse mourir dans un pays étranger. » Voilà ce que dirait un homme de chair, qui adhérerait à ses sentiments naturels, et qui n'entrerait pas dans ceux de Notre-Seigneur souffrant, en constituant son bonheur dans les souffrances. Oh ! que ce sien serviteur nous fait une belle leçon pour aimer tous les états où il plaira à la divine Providence de nous mettre ! Pour l'autre, voyez comme depuis si longtemps il travaille avec une paix d'esprit et une assurance merveilleuse, sans se lasser de la longueur des travaux, ni se rebuter des incommodités, ni s'étonner des périls ! Ils sont tous deux indifférents à la mort et à la vie, et humblement résignés à ce que Dieu en ordonnera. Ils ne marquent aucun signe d'impatience ni de murmure ; au contraire, ils paraissent disposés à souffrir encore davantage. En sommes-nous là, Messieurs et mes frères? Sommesnous prêts d'endurer les peines que Dieu nous enverra et d'étouffer les mouvements de la nature, pour ne vivre plus que de la vie de Jésus-Christ ? Sommes-nous disposés d'aller en Pologne, en Barbarie, aux Indes; lui sacrifier nos satisfactions et nos vies ? Si cela est, bénissons Dieu ; mais si, au contraire, il y en a qui craignent de quitter leurs commodités, qui soient si tendres que de se plaindre pour la moindre chose qui leur manque, et si délicats que de vouloir changer de maison et d'emploi parce que l'air n'y est pas bon, que la nourriture y est pauvre, et qu'ils n'ont pas assez de liberté pour aller et venir; en un mot, Messieurs, si quelquesuns d'entre nous sont encore esclaves de la nature, adonnés aux plaisirs de leurs sens, ainsi que l'est ce misérable pécheur qui vous parle, qui, en l'âge de soixante et dix ans, est encore tout profane, qu'ils se réputent indignes de la condition apostolique où Dieu les a appelés, et qu'ils entrent en confusion de
voir leurs frères qui l'exercent si dignement, et qu'ils soieut si éloignés de leur esprit et de leur courage.
« Mais qu'ont-ils souffert en ce pays-là ? La famine ? elle y est. La peste ? ils l'ont eue tous deux, et l'un par deux fois. La guerre? ils sont au milieu des armées et ont passé par les mains des soldats ennemis. Enfin Dieu les a éprouvés par tous les fléaux. Et nous serons ici comme des casaniers sans cœur et sans zèle ! Nous verrons les autres s'exposer aux périls pour le service de Dieu, et nous serons aussi timides que des poules mouillées ! O misère ! ô chétiveté ! Voilà vingt mille soldats qui s'en vont à la guerre pour y souffrir toutes sortes de maux, où l'un perdra un bras, l'autre une jambe, et plusieurs la vie, pour un peu de vent et pour des espérances fort incertaines, et cependant ils n'ont aucune peur, et ne laissent pas d'y courir comme après un trésor. Mais, pour gagner le ciel, Messieurs, il n'y a presque personne qui se remue ; et souvent ceux qui ont entrepris de le conquérir mènent une vie si lâche et si sensuelle, qu'elle est indigne, nonseulement d'un prêtre et d'un chrétien, mais d'un homme raisonnable ; et s'il y en avait parmi nous de semblables, ce ne seraient que des cadavres de Missionnaires. Or sus, mon Dieu! soyez à jamais béni et glorifié des grâces que vous faites à ceux qui s'abandonnent à vous ! soyez vous-même votre louange d'avoir donné à cette petite Compagnie ces deux hommes de grâces !
« Donnons-nous à Dieu, Messieurs, pour aller par toute la terre porter son saint Evangile ; et en quelque part qu'il nous conduise, gardons-y notre poste et 1 pratiques, jusqu'à ce que son bon plaisir nous en retir Que les difficultés ne nous ébranlent pas : il y va de gloire du Père éternel, et de l'efficacité de la parole et ■.. la Passion de son Fils. Le salut des peuples et le nôtre propre est un bien si grand, qu'il mérite qu'on l'emporta
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à quelque prix que ce soit ; et n'importe que nous moulions plus tôt, pourvu que nous mourions les armes à la main : nous en serons plus heureux, et la Compagnie l'en sera pas plus pauvre, parce que sanguis niartyrum terrien est Christianorum. Pour un Missionnaire qui aura donné sa vie par charité, la bonté de Dieu en suscitera plusieurs qui feront le bien qu'il aura laissé à faire. Que chacun donc se résolve de combattre le monde et ses maximes, de mortifier sa chair et ses passions, de se soumettre aux ordres de Dieu, et de se consumer dans les exercices de notre état et dans l'accomplissement de sa volonté, en quelque part du monde qu'il lui plaira. Faisons maintenant tous ensemble cette résolution, mais faisons-la dans l'Esprit de Nôtre-Seigneur, avec une parfaite confiance qu'il nous assistera au besoin. Ne le voulez-vous pas bien, mes frères du séminaire ? Ne le voulez- vous pas bien, mes frères les étudiants ? Je ne le demande pas aux prêtres, car sans doute ils y sont tous disposés. Oui, mon Dieu ! nous voulons tous répondre aux desseins que vous avez sur nous. C'est ce que nous nous proposons tous en général, et chacun en particulier, moyennant votre sainte grâce : nous n'aurons plus tant d'affection ni pour la vie, ni pour la santé, ni pour nos aises et divertissements, ni pour un lieu, ni pour un autre, ni pour aucune chose au monde qui puisse vous empêcher, ô bon Dieu, de nous faire cette miséricorde, laquelle nous vous demandons tous les uns pour les autres. Je ne sais, Messieurs, comment je vous ai dit tout ceci, je n'y avais pas pensé ; mais j'ai été si touché de ce qu'on a dit, et, d'un autre côté, si consolé des grâces que Dieu a faites à nos prêtres de Pologne, que je me suis laissé aller à répandre ainsi en vos cœurs les sentiments du mien 4. »
1. C'est dans les mêmes circonstances qu'il dit encore : « Heureux
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Voilà la vraie éloquence, l'éloquence apostolique, et capable de susciter des apôtres. Aussi tous lui répondaientils, comme le prophète : * Me voici, envoyez-moi ! » Mais comment traverser les armées ennemies ? Il fallait attendre un retour de fortune.
Cependant, la violence et la déloyauté de Charles-Gustave lui ont aliéné les esprits. D'ailleurs, la foi catholique s'est réveillée : elle va sauver la Pologne. A la voix d'Alexandre VII, le clergé, les jésuites en tête, prêche la guerre sainte. Menacé lui-même par les conquêtes de la Suède, l'Empire menace à son tour. Le Tzar et Bogdan suspendent leurs coups. Alors Jean-Casimir, excité par la renie, par les Missionnaires, parle clergé qui l'entoure, quitte la Silésie et marche contre son ennemi. Charlesnos confrères de Pologne, qui ont tant souffert pendant ces dernières guerres et pendant la peste, et qui souffrent encore pour exercer la miséricorde corporelle et spirituelle, et ponr soulager, assister et consoler les pauvres ! Heureux Missionnaires, que ni les cauons, ni le feu, ni les armes, ni la peste, n'ont pu faire sortir de Warsowie, où la misère d autrui les retenait; qui ont persévéré et qui persévèrent encore courageusement au milieu de tant de périls et de tant de souffrances pour la miséricorde ! Ûh ! qu'ils sont lieureux d'employer si bien ce moment de temps de leur vie ! Oui, ce moment, car toute notre vie n est qu'un moment qui s'envole et qui disparaît aussitôt. Hélas! près de quatre-vingts ans que j'ai passés ne me paraissent à présent qu'un songe et qu'un moment, et il ne me reste plus rien que le regret de l'avoir si mal employé. Pensons quel déplaisir nous aurons à la mort, si nous ne nous servons de ce moment pour faire miséricorde. Soyons donc miséricordieux, mes frères, et exerçons la miséricorde envers tous ; en sorte que nous ne trouvions jamais un pauvre sans le consoler, si nous pouvons, ni un homme ignorant, sans lui apprendre ce qu'il faut qu'il croie et qu'il fasse pour son salut. 0 Sauveur ! ne permettez pas que nous abusions de notre vocation, et notez pas de cette Compagnie l'esprit de miséricorde! Car que deviendrait- elle, si vous l'en priviez ? Ûonnez-nous-le donc, avec l'esprit de douceur et d'bumililé ! » (Rép. d'or, des 2, 3 et 11 nov. 1656.)
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Gustave évacue Warsowie et va assiéger Dantzig, l'unique place qui eût bravé sa puissance. Casimir est rentré dans quelques-unes de ses provinces et a mis son royaume sous [a protection de la vierge Marie. Le voici qui rentre dans •a capitale. Furieux, Charles-Gustave offre à tous, et l'abord à l'électeur de Brandebourg, le partage de la Pologne ; puis, avec l'électeur, il marche contre Wàrsosvie. Une bataille de trois jours (28, 29, 30 juillet 1656) Lui en dispute l'entrée. Jean-Casimir est au milieu de ses :roupes. La reine, séparée de lui et de l'ennemi par la Vistule, fait pointer sur les Suédois le canon de sa batterie. Malgré tant d'efforts et tant d'héroïsme, le le' août, Warsowie retombe au pouvoir de l'étranger.
Alors les gémissements et les prières, réclamées toujours avec instance par la reine, redoublent à Saint-Lazare. Le bruit confus de la grande bataille des trois jours y était parvenu. Incertain sur l'étendue du malheur, mais trop assuré du danger de la Pologne et de ses souverains, Vincent, dans une conférence d u mois de septembre de cette année 1656, s'écria : « 0 Messieurs ! 5 mes frères ! que nous devons bien nous confondre de se que nos péchés ont détourné Dieu de nous accorder L'effet de nos prières ! Affligeons-nous pour ce grand et vaste royaume qui est si fortement attaqué et qui s'en va perdre, si la nouvelle est véritable. Mais affligeons- nous pour l'Eglise qui va être perdue en ce pays-là, si le roi vient à succomber : car la religion ne s'y peut maintenir que par la conservation du roi, et l'Eglise va tomber entre les mains de ses ennemis en ce royaume. Le Moskowite en tient déjà plus de cent ou six-vingt lieues d'étendue, et voilà le reste en danger d'être envahi par les Suédois. Oh! que cela me donne grand sujet de craindre l'événement de ce que voulait signifier le pape Clément VIII, qui était un saint homme, estimé non-
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seulement des catholiques, mais même des hérétiques, un homme de Dieu et de paix, à qui ses propres ennemis donnaient des louanges! Et pour moi, j'ai ouï des Luthériens qui louaient et estimaient sa vertu. Ce saint pape donc, ayant reçu deux ambassadeurs de la part de quelques princes d'Orient, où la foi commençait à se répandre, et voulant en rendre grâces à Dieu en leur présence, il offrit à leur intention le saint sacrifice de la messe. Gomme il fut à l'autel, et dans son mémento, voilà qu'ils le virent pleurer, gémir et sangloter, ce qui les étonna grandement; de sorte qu'après qu'elle fut achevée, ils prirent la liberté de lui demander quel sujet l'avait excité aux larmes et aux gémissements, dans une action qui ne lui devait causer que de la consolation et de la joie. Et il leur dit tout simplement, qu'il était vrai qu'il avait commencé la messe avec grande satisfaction et contentement, voyant les progrès de la religion catholique ; mais que ce contentement s'était tout à coup changé en tristesse et amertume, dans la vue des déchets et des pertes qui arrivaient tous les jours à l'Église de la part des hérétiques ; en sorte qu'il y avait sujet de craindre que Dieu ne la voulût transporter ailleurs. >■■
Ici le saint développa son idée habituelle, et retraça le tableau des pertes consommées ou imminentes de l'Église en Europe. Puis il continua :
« Il est bien vrai que le Fils de Dieu a promis qu'il serait dans son Église jusqu'à la fin des siècles ; mais il n'a pas promis que cette Église serait en France ou en Espagne, etc. Il a bien dit qu'il n'abandonnerait point son Église, et qu'elle demeurerait jusqu'à la consommation du monde, en quelque endroit que ce soit, mais non pas déterminément ici ou ailleurs ; et s'il y avait un pays à qui il dût la laisser, il semble qu'il n'y en avait point qui dût être préféré à la Terre Sainte, où il est né, et où
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il a commencé son Église, et opéré tant et tant de merveilles. Cependant, c'est à cette terre, pour laquelle il a tant fait, et où il s'est complu, qu'il a ôté premièrement son Église pour la donner aux Gentils. Autrefois, aux enfants de cette même terre, il leur ôta encore son arche, permettant qu'elle fût prise par leurs ennemis les Philistins, aimant mieux être fait, pour ainsi dire, prisonnier avec son arche, — oui, lui-même prisonnier de ses ennemis, — que de demeurer parmi des amis qui ne cessaient de l'offenser. Voilà comment Dieu s'est comporté et se comporte tous les jours envers ceux qui, lui étant redevables de tant de grâces, le provoquent par toutes sortes d'offenses, comme nous faisons, misérables que nous sommes. Et malheur, malheur à ce peuple à qui Dieu a dit : « Je ne veux plus de vous, ni de vos sacrifices et offrandes ; vos sacrifices ni vos jeûnes ne me sauraient plaire : je n'en ai que faire. Vous avez tout souillé par vos péchés, je vous abandonne. Allez, vous n'aurez plus de part avec moi ! » Ah ! Messieurs, quel malheur! Mais, ô Sauveur] quelle grâce d'être du nombre de ceux dont Dieu se sert pour transférer ses bénédictions et son Église ! Voyons-le par la comparaison d'un seigneur infortuné, qui se voit contraint par la nécessité, par la guerre, par la peste, par l'embrasement de ses maisons ou par la disgrâce d'un prince, de s'en aller, de s'enfuir, et qui, dans ce débris de toutes ses fortunes, voit des personnes qui le viennent assister, qui s'offrent à le servir et à transporter tout ce qu'il a. Quel contentement et quelle consolation a ce gentilhomme dans sa disgrâce ! Ah ! Messieurs et mes frères, quelle joie aura Dieu, si, dans les débris de son Église, dans ces bouleversements qu'ont faits les hérésies, dans les embrasements que te concupiscence met de tous côtés ; si, dans cett.^ ruine, il se trouve quelques personnes qui s'offrent