‹ Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 3 sur 122 · III · texte numérisé non relu

III

donner les mains, y voyant tantôt un inconvénient, tantôt un autre. En 1657, il fut un instant question de la loger au palais de Latran. Les Missionnaires y avaient répugnance : « Néanmoins, leur écrivait Vincent, si la Providence de Dieu, par l'ordre du Pape, vous y logeait, il semble qu'il en pourrait arriver du bien, tant parce que ce serait un moyen pour faire servir la Compagnie au premier siège de l'Église, qu'une occasion pour entreprendre les exercices des ordinands, et cela n'empêcherait pas qu'avec le temps les Missionnaires n'eussent à la ville une autre maison plus commode... Que savonsnous s'il n'y a pas quelque chose de Dieu en cette proposition?... Vous seriez citoyens de Rome, et en état de rendre de nouveaux services à Dieu... Puisque l'on vous recherche pour cela, vous ne devez pas vous hâter de donner l'exclusion, mais écouter les avances qu'on vous fait et prendre conseil1. »

Ce projet n'eut pas de suite. L'année suivante, le Pape, informé par le cardinal Durazzo et d'autres membres du sacré Collège de tous les biens opérés par la Compagnie, ordonna à la Congrégation de la visite apostolique de s'appliquer aux moyens de lui faire exercer toutes ses fonctions à Rome, comme à Genève et ailleurs, et de l'y pourvoir d'une maison. Il s'agissait alors de la maison de Saint-Nicolas, à laquelle une cure était attachée. Vincent y voyait un moyen d'exercer les jeunes ecclésiastiques aux fonctions du saint ministère, dans le cas où le Pape aurait dessein d'établir un séminaire à Rome et d'en donner la direction à la Compagnie 2. Ce projet échoua encore, et on se tourna d'un autre côté, pour se heurter à d'autres obstacles, a II en faut donc

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