Voir encore répét. d'or, du 25 avril
Rome même de la sanctification du clergé. Dès 1643, un certain nombre d'ecclésiastiques allèrent d'eux-mêmes se préparer aux saints ordres dans leur maison *. Bientôt, soit diminution de zèle chez les jeunes ecclésiastiques, soit opposition des parents dont plusieurs voyaient avec peine qu'on eût détourné leurs fils d'un état auquel ils n'étaient pas appelés, le mouvement se ralentit. Mais le cardinal-vicaire, témoin des fruits déjà opérés par les exercices des ordinands, enjoignit, par un mandement, à tous ceux qui aspiraient aux ordres sacrés, de faire la retraite de dix jours chez les prêtres de la Mission, et Alexandre VII, informé des heureux résultats de cette préparation, confirma le mandement du cardinal- vicaire et fit de ces saints exercices une condition indispensable de la réception des ordres. La retraite des ordinands passa donc en usage et en honneur à Rome. Alors, soit jalousie, soit émulation, une communauté religieuse, voyant avec peine lous les ordinands dirigés par le Pape vers la Mission, voulut ou les attirer chez elle ou en partager la direction avec les Missionnaires ; mais le Pape maintint ses premières dispositions. Vincent prit, comme toujours, l'affaire sous son bon côté, et il écrivit 2 : « Il s'est trouvé une Compagnie à Rome, qui, voyant que le Pape envoyait les ordinands aux pauvres prêtres de la Mission, comme on a fait à Paris, a demandé qu'on les lui envoyât à elle, s' offrant de leur faire faire ces exercices, ce qu'elle aurait fait sans doute avec succès, si Sa Sainteté l'avait jugé à propos. Il y a sujet de louer Dieu du zèle qu'il excite en plusieurs pour l'avancement de sa gloire et le salut des âmes. » Il est impossible de savoir toute la vérité au sujet de cette opposition, sur laquelle