‹ Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 94 sur 122 · Archives de la Mission de Rome · texte numérisé non relu

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sur lui toutes les misères, et il s'écriait : « 0 mon Sauveur, vous qui êtes la sagesse incréée, vous avez voulu être le scandale des Juii's et la folie des Gentils ; vous avez voulu passer pour un insensé '. » Et c'était encore par l'exemple de Jésus-Christ, qu'il répondait à ceux des siens qui lui disaient : « Nous n'avons point de règle qui nous oblige à recevoir à Saint-Lazare des fous ou de jeunes démons. » « Notre règle en ceci, répliquait-il, est Notre-Seigneur, qui a voulu être entouré de lunatiques, de démoniaques, de fous, de tentés et de possédés. De tous côtés on les lui amenait pour les délivrer et les guérir, comme il faisait avec grande bonté. Pourquoi donc nous blâmer et trouver à redire de ce que nous tâchons de l'imiter en une chose qu'il a témoigné lui être si agréable ? S'il a reçu les aliénés et les obsédés, pourquoi ne les recevrions-nous pas ? Nous ne les allons pas chercher : on nous les amène ; et que savons-nous si sa Providence, qui l'ordonne ainsi, ne se veut pas servir de nous pour remédier à l'infirmité de ces pauvres gens, en laquelle ce débonnaire Sauveur leur a voulu compatir, au point qu'il semble l'avoir fait passer en luimême ? 0 mon Sauveur et mon Dieu ! faites-nous la grâce de regarder ces choses du même œil que vous les avez regardées -. »

11 était un autre motif par lequel il portait les siens à assister ces malheureux : c'est que Saint-Lazare devenait ainsi comme une grande école expérimentale, où ils s'ouvraient à la coinpatissance pour tous les maux et s'exer^ çaient à toutes leurs fonctions charitables. « Bénissons ; Dieu, Messieurs et mes frères, disait-il en conséquence, , et le remercions de ce qu'il nous applique au soin de ces J

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