Summ., ibid
commencées de bonne heure, et bien avant L'époque où l'on veut qu'il n'ait été que l'écho et l'instrument des jésuites. Nous en avons le témoignage dans un discours sur la grâce, écrit de sa main, et probablement composé pour l'instruction des Missionnaires ou des membres de la Conférence de Saint- Lazare. Ce discours, antérieur à la bulle d'Innocent X, puisqu'il n'y est rien dit des cinq propositions,, est concluant en faveur de la science et de l'action spontanée de Vincent dans les querelles du jansénisme *.
Vincent trace d'abord le plan de son discours :
1° Importance de se bien instruire sur le différend qui est aujourd'hui en l'Église sur le sujet de la grâce.
2° En quoi consiste ce différend.
3° Raisons de la créance de l'Église.
4° Raisons des adversaires.
5° Moyens de se confirmer et persévérer dans l'ancienne créance de l'Église.
Et il reprend chacun des points de cette division.
1° Motifs de s'instruire du sujet proposé : à savoir, le danger d'être entraîné autrement dans l'erreur et l'intérêt du salut.
2° « En quoi consiste ce différend, qui est de savoir si Dieu donne aux hommes, je dis à tous, tant fidèles qu'infidèles, des aides que nous appelons grâces, pour se sauver, et que les hommes peuvent abuser de ces grâces pour les rejeter ; et que ceux des opinions nouvelles tiennent le contraire, qu'il n'y a pas de grâces suffisantes données à tous, ains seulement d'efficaces qui ne sont données qu'à quelques-uns, et que ceux à qui elles sont données n'en peuvent abuser en les rejetant. »