‹ Saint Vincent de PaulChapitre 109 sur 159 · FERMETÉ ET CHARITÉ, ETC · texte numérisé non relu

FERMETÉ ET CHARITÉ, ETC

simulât pœnitentiam, ut docendi in ecclcsiis habeat facultatem; ne si aperta luce se prodiderit, foras expulsa moriatur. « Je vous conjure donc, Monsieur, disait Hallier en terminant, de faire vos efforts, afin qu'on ne souffre point qu'aucun enseigne, prêche, instruise les autres de bouche ou par écrit, si sa conversion n'est bien assurée et sa droiture reconnue. C'est l'avis de tous les gens de bien de Rome, avis appuyé sur tous les canons ecclésiastiques et la règle des saints Pères. Que si l'on fait autrement, ou l'erreur continuera, ou elle couvera quelque temps sous la cendre, pour éclater après avec plus de fureur. ;»

Nous ne savons jusqu'à quel point la douce charité de Vincent avait besoin d'être poussée à la fermeté dans la conduite à tenir contre les jansénistes ; mais ce que nous savons bien, c'est que, dès 1648, il attribuait à sa fermeté même le retour de Ferre t, curé de Saint-Nicolas, aux saines opinions i ; c'est encore que, dans ce même temps et dans cette même lettre à d'Horgny, il traçait ainsi le programme des devoirs de sa Compagnie au milieu de ces divisions :

D'Horgny lui avait écrit : « Faut-il que les Missionnaires prêchent contre les opinions du temps ? qu'ils s'en entretiennent, et le monde ? qu'ils disputent, attaquent et défendent à cor et à cri les anciennes opinions ? — Ah ! Jésus, nenni, lui avait répondu le saint prêtre. Voici comme nous en usons. Jamais nous ne disputons de ces matières, jamais nous n'en prêchons, ni jamais nous n'en parlons dans les compagnies, si l'on ne nous eil parle ; mais si on le fait, l'on tâche d'en parler avec le plus de retenue que l'on peut ; M... excepté, qui se laisse emporter par son zèle, à quoi je tacherai de remédier, Dieu

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