‹ Saint Vincent de PaulChapitre 121 sur 159 · Conf, du 25 octobre · texte numérisé non relu

Conf, du 25 octobre

de vous loger : « Ressouvenez-vous que le Missionnaire des Missionnaires n'avait pas une pierre pour reposer sa tête, que l'on lui a quelquefois refusé l'entrée des lieux où il allait travailler, et chassé lui et les apôtres de quelques provinces. » Il y a des hameaux écartés : « Il arrive quelquefois qu'ils sont plus zélés à participer aux fruits de la Mission que les autres. Il n'en faut qu'un ou deux à chaque hameau que Notre-Seigneur ait touchés qui deviennent des prédicateurs du reste du peuple. » — Vous êtes mal suivis : « Ressouvenez-vous que Notre- Seigneur prêchait à un bien petit nombre de personnes, voire à une seule ; et peut-être a-t-il permis ces sujets de dégoût pour vous prêcher vous-même et vous garantir de la vaine satisfaction que nous cherchons imperceptiblement en nos emplois. Continuez donc, quand il n'y aurait qu'une seule âme qui aurait besoin de vous, en la vue du sentiment de Notre-Seigneur, que le bon pasteur doit quitter son troupeau de 90 brebis pour aller chercher la centième égarée. Rarement arrive-t-il en ces rencontres qu'une mission ainsi commencée ne réussit à la fin, quand les Missionnaires exercent les vertus qu'il faut en ces rencontres, la patience, l'humilité, l'oraison, la mortification 1. »

Nous ne redirons pas les vertus que Vincent demandait à ses Missionnaires : on se rappelle trop ses conférences sur l'humilité et la défiance de soi-même, sur la foi et la confiance en Dieu, sur la charité et le zèle des âmes, sur la douceur et la patience, sur la simplicité et la prudence, sur le détachement des choses de la terre et l'indifférence à l'égard des emplois, des lieux, des temps et des personnes ; sur toutes les vertus chrétiennes et apostoliques, en un mot : « car les Missionnaires doivent imiter les

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