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le long des haies, et contraignez d'entrer, afin que ma maison soit remplie *. » On en admit jusqu'à huit cents par année, ce qui porte à vingt mille le nombre de ceux qui passèrent à Saint-Lazare pendant les vingt-cinq dernières années de Vincent. En cas de conflit, les pauvres et les débiles, les aveugles et les boiteux, — pour poursuivre le texte sacré de tout à l'heure, — avaient toujours sa préférence. Pour attirer les pauvres ouvriers, il ne se contentait pas de leur offrir demeure et nourriture gratuite, ce qu'il faisait pour les riches eux-mêmes ; il payait encore à leurs patrons ce qu'aurait valu leur travail pendant le temps de J a retraite2.
Succès des retraites à Paris et en province.
Voilà comment Saint-Lazare devint la grande hôtellerie de Paris et de la France pour la nourriture des âmes ; comment la Mission y devint permanente. Que de conversions s'y opérèrent ! de combien de progrès en la perfection chrétienne elle fut le point de départ ! Que d'apôtres en sortirent qui portèrent sur tous les points de la France, et au delà des monts et des mers, les leçons, les exemples, les saintes pratiques de cette maison, deux ou trois fois mère, et par les enfants qu'elle donnait au père de la Mission, et par les enfants adoptifs qu'elle recevait en si grand nombre en son sein, et par ceux, plus nombreux encore, qu'elle se créait de toutes parts en vertu de cette dissémination merveilleuse de toutes les œuvres nées en elle ou par elle ! Car les Missionnaires que Vincent envoyait par le monde n'emportaient avec