‹ Saint Vincent de PaulChapitre 49 sur 159 · Suinta. , p. i · texte numérisé non relu

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eux, nouveaux apôtres, ni Mton, ni sac, ni pain, ni argent, ni deux tuniques i; mais, eux aussi, les enseignements et les exemples de leur maître, et la semence féconde de toutes ses œuvres. Partout donc ils répandaient l'usage des retraites spirituelles, et partout elles produisaient lis mêmes fruits de salut. Chaque maison de la Mission devint ainsi, à tous égards, une succursale de Saint-Lazare, où se pratiquaient les mêmes exercices avec une égale charité et une égale bénédiction. De toutes parts il arrivait à Vincent des témoignages certains des biens infinis, individuels ou collectifs, [qui en résultaient pour les âmes. C'était chaque jour un nombre prodigieux de lettres, soit de pécheurs revenus à Dieu, qui lui faisaient hommage de leur conversion, soit de prêtres, de curés, d'évêques, de cardinaux qui le remerciaient en leur nom et au nom du ciel d'avoir tant avancé, par la diffusion de cette pratique salutaire, la sanctification des pasteurs et des peuples.

La vocation spéciale de Saint-Lazare pour la rénovation du sacerdoce devint alors un fait de notoriété publique. En ces années, parut un livre d'un curé de Bretagne sur les mauvais prêtres, le plus grand mal de l'Église. Or, il y était dit que Dieu avait donné son esprit aux prêtres de la Mission pour remédier à ce malheur, et qu'ils y travaillaient avec bénédiction 2.

Bientôt ils eurent descoopérateurs. Les ecclésiastiques formés à Saint-Lazare dans les exercices des ordinands et renouvelés dans les retraites spirituelles, s'ils arrivaient à un évêché, songeaient aussitôt à établir pour leur clergé, seuls ou en compagnie de quelques prêtres de la congrégation, ce qui leur avait été si utile à eux-mêmes.

i. Luc, ix, 3.

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