Voir sur tout cela la Vie de M. Olier, loin, I, passim
Il est vrai que plusieurs écrivains et plusieurs saints personnages ont appelé Vaugirard le premier séminaire de France, et qu'Olier lui-même a écrit dans ses Mémoires : « A l'exemple de la petite société de Vaugirard, l'Oratoire et la congrégation de la Mission ont travaillé avec ferveur à l'œuvre des séminaires. » Olier ignorait sans doute Aletet Annecy, et à son témoignage on peut opposer celui de Vincent de Paul, qui dit semblablement: « Nous avons la consolation de voir que nos petites fonctions ont paru si belles et si utiles, qu'elles ont donné de l'émulation à d'autres pour s'y appliquer comme nous, et avec plus de grâces que nous, non-seulement au fait des missions, mais encore des séminaires*, qui se multiplient beaucoup en France. 4 »
En effet, sitôt qu'il eut commencé l'œuvre des séminaires, Vincent la mit en tête des œuvres de sa Compagnie, conjointement avec l'œuvre des missions. Il n'en avait pas été question dans la bulle d'institution de 1638; mais, le 14 février 1647, — et sans doute bien auparavant, dans des lettres aujourd'hui perdues, — il avait pu écrire ce qu'il transporta ensuite dans ses constitutions: « Notre institut n'a que deux fins principales, savoir est l'instruction du pauvre peuple de la campagne et les séminaires. » Et désormais, toutes les fois qu'il écrivait au souverain Pontife, — ce qu'il faisait souvent, — pour lui rendre compte de l'état et des travaux de sa Compagnie, il ne manquait pas de dire, comme dans sa lettre à Innocent X. du 28 août 1650 : « Nous formons les clercs dans les séminaires aux mœurs et à la science ecclésiastiques, et aux saintes cérémonies : Clericos in semina.rïis ad raores ecclesiasticos, doctrinam et ritus sacras crudimus, »