‹ Saint Vincent de PaulChapitre 73 sur 159 · PETRUS AURELIUS · texte numérisé non relu

PETRUS AURELIUS

d'eux, il ménageait encore la Compagnie. Oh ! s'ils eussent accepté ses avances, comme il les aurait exaltés, malgré leurs erreurs dogmatiques et leur morale relâchée ! Mais bientôt, voyant qu'il ne gagnait rien, il ne garda plus de mesure, et leur déclara une guerre ouverte par son Petrus Aurelius (1632-1633).

Petrus Aurelius.

Le pape Urbain VIII, mettant à profit la bonne volonté des Stuarts et la conjoncture du prochain mariage de Henriette de France avec Charles Ier, avait envoyé en Angleterre, à titre de vicaire apostolique, Richard Smith, Anglais, évêque in ^ar^Y/wsdeChalcédoine. « Cetévêque, dit M. Sainte-Beuve, reçu d'abord par les fidèles de sa communion avec beaucoup de respect et d'espérances, s'était mis bientôt en lutte avec les moines, et en particulier avec les jésuites du pays, au sujet des droits épiscopaux, qu'il revendiquait dans toute leur force, et avec plus de rigueur peut-être qu'il n'était prudent sur un terrain aussi mal affermi ; il abrogea les privilèges des religieux, et leur ôta, par exemple, le pouvoir de conférer les sacrements-sans la permission de ses officiers ; mais le secret, souvent nécessaire en pays hérétique, ne s'accordait pas toujours avec ces formalités. Bref, il voulut être trop gallican en Angleterre, là où il suffisait d'être catholique à tout prix *. »

Il faut lire tout ce passage de M. Sainte-Beuve, qui démêle très-bien la politique d'où sortirent les divers pamphlets réunis ensuite dans ce gros in-folio. A défaut

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