COMMENCEMENTS DE LEURS RAPPORTS
Saint-Lazare1. A en croire Saint-Cyran dans ses réponses à l'interrogatoire qu'il subit plus tard à Vincennes, il lui en coûtait pourtant de se mêler d'un établissement dont il condamnait le mode, « désirant, dit-il, que les affaires spirituelles... soient traitées spirituellement, et sans faire des concordats qui donnent lieu à des procès qui détournent les bénédictions de Dieu. » Interrogé comment il avait pu entrer néanmoins dans une telle affaire, contre le jugement de sa conscience, il répondit « qu'il avait fait cela dispensatorie, comme dit saint Bernard en cas semblable ; et puis la conscience dépendant de la connaissance, il avait bien voulu croire que le sieur Vincent avait de bonnes intentions appuyées de bonnes raisons ; et qu'enfin il avait voulu en cela témoigner qu'il n'était pas si rigoureux, ni si peu accommodant que ledit sieur Vincent avait cru quelquefois. » Il est avec le ciel des accommodements !
Il était bien dans le Concordat, ou plutôt dans l'acte d'union de Saint-Lazare, une autre clause qui répugnait à Saint-Cyran : c'était la clause relative aux ordinands, que Vincent s'engageait à recevoir. Or, Saint-Cyran n'aimait pas les exercices des ordinands, qu'il trouvait peu conformes aux usages de la primitive Église. Il avait, lui, nous le savons, d'autres moyens et une autre méthode pour préparer aux ordres. Cependant, il passa outre, « sachant bien que M. de Paris ne consentait qu'à cette condition. » Seulement, il trouva étrange que Vincent ajoutât cette œuvre à son premier dessein. Il voulut bien croire encore, toutefois, qu'il avait «pu avoir bonnes raisons pour ce faire, lesquelles lui, sieur Saint-Cyran, révérait quoiqu'il les ignorât. »
On voit à quels sacrifices Soint-Cyran était disposé à