‹ Saint Vincent de PaulChapitre 84 sur 159 · Mémoires, tom. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires, tom. II, p

2. Hist. gén. du jansénisme, 3 vol, in-12, 1703, toin. I, pp. 388, 392, 422.

3. L'Avocat du Diable, etc., à Saint- Pour çain, chez Tans in, pas

(quel espril !), 1743 ; 2 vol. in-12, tom, III, pp. 189 et 195.

non-seulement les plus pieux, mais les plus savants du siècle, s'élevant avec indignation contre l'outrage jeté à l'homme à qui ils avaient donné leur admiration et leur confiance ? Entend-on, au moins, la grande voix de Bossuet, faisant à ces insultes un écho contradictoire, ou plutôt éclatant comme un coup de foudre qui les couvre et les étouffe, pour ne plus laisser retentir que l'application à Vincent du beau mot de saint Pierre : Si quis loquitur, tanquam serrnones Dei ?

De cesinjures,que nous enregistrons en passant comme autant d'éloges, il résulte au moins que Vincent agit contre le jansénisme sinon avec science, au moins avec un zèle sincère et une conviction profonde ; et aussi avec une inclination personnelle qui n'avait pas besoin d'être aidée par les jésuites. Nous verrons ailleurs que la science était égale au zèle.

Rapports interrompus. — Visites des quatre points» Fameuse lettre de Saint-Cyran.

Mais au zèle et à la science il unit jusqu'au bout la charité. Après la dernière conversation plus haut racontée, Vincent s'était éloigné du sectaire présomptueux et avait rompu presque entièrement avec lui. Cependant, ayant entendu parler par le P. de Condren, un grand nombre d'ecclésiastiques éminents et plusieurs de ses prêtres, d'une nouvelle hérésie dont Saint-Cyran était le chef, il voulut tout essayer pour le retenir lui-même au bord de l'abîme, et fermer ainsi le gouffre à ceux qui allaient peut-être s'y précipiter à sa suite. Dans cette disposition, il apprit que Saint-Cyran était sur le point d'entreprendre un voyage à son abbaye. Il saisit cette occa-

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