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moignage 4. » Jusqu'au bout, jusqu'à la mort, Saint- Cyran, comme il l'avait dit, devait être à Dieu, c'est-àdire à la doctrine asacramentaire.
Maintenais t, est-il vrai, comme l'ont prétendu Barcos et les jansénistes, que Vincent de Paul soit venu, un des premiers, rendre au défunt dans son logis les derniers devoirs en lui donnant de l'eau bénite ? qu'il ait assisté à ses funérailles? qu'il ait ensuite visité Barcos lui-même, et lui ait témoigné le désir de lui continuer l'amitié qu'il avait eue pour son oncle ? qu'il lui en ait donné une preuve en lui obtenant, au conseil de conscience, la succession de l'abbaye de Saint-Cyran, et qu'il lui ait porté lui-même la nouvelle de sa nomination 2 ?
L'assistance aux funérailles avait été insinuée par Barcos dans sa Défense (ch. m), lorsqu'il dit de Vincent qu'il suivit la charité de plusieurs personnes,., qui firent au défunt V honneur d'assister à ses funérailles ; et, comme Abelly avait entendu ces paroles dans leur sens naturel, — ce que fit Colbert encore en 1730, dans sa troisième lettre à l'évêque de Marseille, — il nia, dans sa Réplique (pp. 43, 44), l'avoir dit, ajoutant : <c II n'est pas besoin de supposer l'assistance de M. Vincent... celle de messieurs les archevêques... lui fit pour le moins autant d'honneur... que la présence de M. Vincent ne lui en eût pu apporter. »
Donc, Vincent n'assista point aux funérailles de Saint- Cyran. Il l'eût fait, qu'on ne pourrait en induire rien de plus que de l'assistance de saint Ambroise aux funérailles d'une tille morte dans l'arianisme. Pour qu'il put y assister légitimement, il suffisait que l'abbé fût mort dans
t. Voir cette lettre dans l'Histoire du Jansénisme, parle P. Rapin, à qui sans doute elle était adressée, p. 505 (Paris, 1861). 2. Défense, etc., ch. vin.
la communion extérieure de l'Église. En conséquence, il est possible qu'il soit allé donner l'eau bénite au cadavre, — ce qui irait assez à sa charité, — qu'il ait visité Barcos, ne fût-ce que pour l'arracher aux sentiments de son oncle, et même, dans un semblable dessein, qu'il ne se soit pas opposé, qu'il se soit prêté, si l'on veut, à sa nomination à l'abbaye vacante de Saint-Cyran. Sur ce dernier point, notons cependant qu'il ne faisait que d'entrer alors au conseil de conscience, où il ne devait pas encore avoir grand crédit, et que Lancelot, si bien informé, ne dit rien ni de sa participation en cette affaire, ni de la nouvelle qu'il aurait portée le premier de la nomination. Il attribue tout à l'intervention de Ghavigny, à qui la reine aurait répondu, lorsque celui-ci l'alla remercier : « Et qu'aurait dit M. d'Andilly, si j'avais donné cette abbaye à un autre ? » Et, en effet, toujours d'après Lancelot, ce fut d'Andilly qui annonça que la chose était faite, en envoyant le brevet avec cette suscription : A Monsieur de Barcos^ abbé de Saint-Cyran '.