CHAPITRE SEIZIÈME
faite, chacun fondait en larmes de joie; et les échevins de la ville me faisaient tant d'honneur au départ, que, ne le pouvant supporter!
^Li? "T'T^^^"' P^?"" e° "<=h«te pour éviter cet applaudissement; et c'est là une des Charités les mieux établies. J'espère que la confusion qu'il vous a fallu souffrir au commencement, se convertira à la fin en consolation, et que l'œuvre en sera plus affermie. » Les Pères dé l'Oratoire de Mâcon lui iîrent la grâce de le oger chez eux pendant le séjour qu'il y fit, qui fut d'environ trois semaines; et ils aperçurent qu'il ôtait le matelas de son lit et couchait sur la paille : il avait commencé cette mortification quelques années auparavant, et l'a continuée jusqu'à sa mort, c est-a-dire plus de cinquante ans.
Cftapltre seizième. — n est choisi par le Bienheureux François de Sales, évêque de Genève, ei par "à Révérende Mère de Chantai, pour être le prèm e? père
|L y avait déjà quelques années que Dieu avait ,^ fait eclore le saint Ordre des religieuses de la
^ Visitation, comme une nouvelle fleur qui com- ^ mençait dès lors à répandre une odeur de suavité . ^ 1?? le jardm de l'Église. C'était le bienheureux I-rançois de Sales, évêque de Genève, dont Dieu s'étaft servi pour donner la vie et la première culture à cette mystique à Parî; n'. ^^^^-".^\Mère de Chantai' avait été envoyée
tère H. ?f '°1 ^'V'^^^'^'fr P"^ P^"»- y fonder un monastère de ce saint Ordre; et elle y travailla avec tant de zèle et
de prudence, que nonobstant toutes les oppositions contra
dictions et persécutions qui lui furent faites^ mu« de ce te
stelTr?'/ '^%P/-'' ''^'TT' -vec un favorable succès, pi! sieurs âmes désireuses de leur salut et de leur perfection venaient y chercher un abri assuré contre les vanités et les tentations du monde: l'humilité, la modestie, la douceur la patience, obéissance, la charité, et toutes les autres vertus de ces nouve les épouses de Jésus-Christ, donnaient une mer veilleuse édification à tous ceux qui les connaissaient ou oui en entendaient parler. Il était question de trouver L père
spirituel pour celte religieuse communauté, c'est-à-dire un ange visible qui en fût le gardien et qui, par sa charité, sa prudente conduite et sa vigilance, conservât le premier esprit
Saint François de Sales, d'après la gravure de Morin, XYIP siècle.
que Jésus-Christ avait donné à ces religieuses par le ministère de leur saint fondateur.
Mais ce saint prélat a dit dans sa Philothée, et Ta dit avec