I. Ancien nom de l'Irlande. (Note des éditeurs
Ce n'est pas la seule ville de Paris qui en a éprouvé les effets dans l'assistance rendue à d'innombrables pauvres honteux de toute condition, de tout âge et de tout sexe, que les calamités publiques avaient réduits à une extrême indigence; mais leur charité s'est étendue jusqu'aux provinces les plus éloignées, et, outre les secours portés aux frontières de la France pendant les ravages de la guerre, la Lorraine, les Iles Hébrides, la Barbarie, et plusieurs autres régions étrangères en ont reçu, comme il se verra, de très grandes assistances dans leurs plus pressantes nécessités.
Cftapitte DeurièmC — La naissance et Péducation de Vincent de Paul.
fut l'an 1576, le mardi d'après Pâques, que Vincent de Paul prit naissance dans le petit village de Pouy, près d'Acqs ', qui est une ville épiscopale située aux confins des landes de Bordeaux vers les monts Pyrénées. Il y a sur le territoire de cette paroisse une chapelle dédiée à la très sainte Vierge, sous le titre de Notre-Dame de Buglose, où un grand concours de peuple vient rendre ses hommages et offrir ses prières à la Mère de Dieu ; ce fut là un des motifs qui porta notre Vincent à concevoir dès son plus jeune âge et à nourrir toute sa vie une dévotion particulière envers la Reine du Ciel.
Ses parents, pauvres des biens de ce monde, vivaient de leur travail ; son père se nommait Jean de Paul, sa mère Bertrande de Moras, et tous deux ont vécu non seulement sans aucun reproche, mais aussi dans une grande innocence et droiture. Ils avaient une maison et quelques petits héritages qu'ils faisaient valoir par leurs mains, aidés de leurs six enfants, quatre garçons et deux filles. Vincent était le troisième, et, dès son enfance, il fut comme les autres employé à garder les bestiaux de son père.
Il semble que DiEU ait voulu établir sur cette humble et pauvre extraction, le premier fondement de l'édifice des vertus qu'il voulait élever en l'âme de son fidèle serviteur. Et en effet, parmi les emplois considérables auxquels la Providence divine destina depuis Vincent de Paul, au milieu des plus
I. Actuellement Dax, dont le siège fut supprimé par le concordat de 1801. (Note des éditeurs,)