n sera parlé plas bas de tous ces emplois
Filles (le la Charité, et pour aller partout oii Dieu voudra, et partout où l'on vous demande, soit en Afrîcpie, soit âùx Indes, soit aux armées. Notre-Seigneur n'a point fait d'autre compagnie pour le servir en la personne des pauvres malades, de la manière que vous êtes obligées à le faire : elle Soit donc être plus à lui qu'à vous-mêmes; ce qui fait qu'on vous appelle Filles de la Charité, c'est-à-dire filles de Dieu. Humiliez -vous, abaissez-vous au-dessous de tout
* le monde, en voyant que Dieu veut se servir de pauvriBS filles de village pour opérer de si grandes choses; Humilîez-vous devant Dieu, et soyez prêtes à embrasser tous les emplois que sa divine Providence vous donnera : c'est ce que je ne puis trop vous recommander, puisque telle est la fin de votre Compagnie , et que , lorsque vous y manquerez, adieu la charité. »
La fin de la Compagnie bien établie, Vincent détermine son véritable état : a Mes filles, vous n'êtes pas des religieuses, et s'il se trouvait parmi vous quelque esprit brouillon qui dit : « 11 faudrait être religieuses , cela est bien, plus beau; » ah ! mes sœurs, la Compagnie serait à Textrême — onction. Craignez, mes filles, et, tant que vous vivrez, n^ permettez pas ce changement; pleurez, gémissez, et représentez-le aux supérieurs, n'y consentez en aucune sorte • car qui dit religieuses dit un cloître, et les Filles de la Charité doivent aller partout.
« Mais quoique vous ne soyez pas religieuses, vous devez être aussi et plus parfaites qu'elles. Et comment cela? Le voici : c'est que les dispositions d'un chacun doivent avoir du rapport aux grâces qu'il reçoit de Dieu. Or, y a-t-il
, religie'ûses qui aient été autant favorisées de Dieu que vous? Les filles de l'Hôtel-Dieu servent les malades chez elles; les ursulines instruisent de jeunes écolières, ordinairement de condition ; mais vous, vous servez les malades partout; vous instruisez non-seulement les riches, mais les pauvres; non-seulement à vos écoles, mais partout où vous en trouvez l'occasion. Je lé dis donc avec tout le rç^pect que je dois à